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Politique

1er Mai à Paris

Canon à eau, près de 2 000 policiers et militaires déployés pour la manifestation parisienne

Un 1er mai sous haute tension. Canon à eau, casque et armes de guerre, casque prêts à l’emploi. A l’approche du début de la manifestation de la place de la République jusqu’à celle de la Nation, la tension est palpable pour cette manifestation parisienne.

Environ 9000 policiers, gendarmes et militaires de l’opération sentinelle sont mobilisés pour ce premier mai. Plus de 2 000 de ces forces de police ont été exclusivement réservés pour « escorter » la manifestation parisienne entre République et Nation. Comme habituellement désormais, l’ensemble des rues perpendiculaires ont été bouclées, de même que les stations de métro avoisinantes. Par ailleurs, « un dispositif renforcé destiné à permettre, en cas de trouble à l’ordre public, l’interpellation des auteurs d’infractions, et leur présentation devant la justice, sera mis en œuvre sur cette même journée », assurait la préfecture de police. De nouveaux pouvoirs étendus qu’elle justifie pour ce premier mai en affirmant la présence de « 300 à 400 fauteurs de trouble ». On se demande par ailleurs qui sont les véritables fauteurs de troubles.

Un 1 er mai toujours sous état d’urgence

Cette année encore, le 1er mai, journée internationale des travailleurs et de solidarité avec les peuples en lutte, prendra forme sous l’état d’urgence, initialement temporaire, puis normalisé. Les présidentielles ont été le prétexte d’un nouveau renforcement sécuritaire, notamment après l’attaque revendiqué par l’Etat Islamique du policier Xavier Jugelé le 20 avril dernier sur les Champs-Élysées. Les forces de police n’écartent pas l’hypothèse d’un « acte isolé » analogue à celui qui a coûté la vie au policier. L’occasion pour le Figaro de stigmatiser les jeunes des quartiers populaire « d’où des jeunes sont susceptibles de rejoindre les cortèges », relativisant par la suite en affirmant que rien ne présage : « La situation reste plutôt calme, avec six voitures brûlées dans la nuit de jeudi à vendredi dans Paris et sa proche couronne. » La préfecture s’inquiète aussi des étudiants en colère qui « pourraient par ailleurs faire enfler les rangs des contestataires. » aux cris de « Ni Marine, ni Macron, ni patrie, ni patron ».

Un second tour sous haute surveillance dimanche prochain

Déjà d’un an après, l’état d’urgence instaurée par Hollande suite aux attentats dure toujours. Signe que le tournant autoritaire et liberticide n’avait rien de temporaire, il constitue un beau legs au prochain gouvernement pour la répression du mouvement social. Pour clôre son quinquennat, le second tour de l’élection présidentielle sera lui aussi placé sous très haute surveillance. L’hexagone sera quadrillé par plus de 50.000 policiers et gendarmes qui seront mobilisés dans les 67.000 lieux de vote, appuyés par 7.000 militaires de l’opération sentinelle.




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