Notre classe

Entre dumping social et loi travail

100 salariés de Cargill en grève contre la suppression d’emplois

Publié le 1er juillet 2016

C’est l’exemple typique d’une entreprise qui profite des lois scélérates du patronat pour licencier et faire plus de profits : Cargill est une entreprise dont le chiffre d’affaires est de 135 milliards de dollars et qui emploie 2300 salariés en France. A Haubourdin, dans le département du Nord, c’est 350 personnes qui sont employées, notamment dans la production d’amidon à partir de maïs. A l’échelle nationale, Cargill ne fait rien pour pérenniser des emplois, au contraire : mi-juin, c’était les employés du centre de Lannilis qui faisaient grève ; 70 salariés étaient menacés.

George Waters

Hier, à partir de 4h30, c’est à Haubourdin qu’une centaine d’employés ont monté un piquet et un barrage filtrant sur la rue pour dénoncer un plan social visant à supprimer 26 postes, dont certains seront délocalisés en Bulgarie. Ces 26 postes ne sont qu’une partie du plan de « restructuration » qui vise en réalité une quarantaine de personnes, soit 12 % de l’effectif. Cette usine étant la dernière grosse source d’emplois dans la ville, Cargill, malgré ses milliards de bénéfices, préfère développer le dumping social en allant vers un pays où la main d’œuvre est plus rentable à exploiter tout en précarisant un peu plus l’emploi.

Avec la loi travail, ce dont les salariés de Cargill font l’expérience, sera facilité et généralisé. C’est aussi pour aider ces salariés en lutte que le combat contre la loi travail mérite d’être poursuivi, par la manifestation et par les grèves, pour créer un rapport de force qui fasse reculer les patrons, et pour faire comprendre au Medef et au gouvernement qu’en touchant à un de nous, ils nous touchent tous… et que nous sommes des millions.