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Notre classe

La SCNF saigne l’emploi dans la région

165 postes en moins pour les technicentres de Saintes et Périgueux

Alors que la lutte pour l’emploi dure depuis près d’un an maintenant dans les ateliers de Périgueux et Saintes, c’est un nouveau coup dur qui frappe les travailleurs avec l’annonce de 165 suppressions de postes. Ce mardi la direction de la SNCF a envoyé une délégation pour s’expliquer sur sa politique lamentable concernant l’avenir des chemins de fer.

Crédit photo : ’’Photographie d’un non-photographe’’

La question est posée depuis près d’un an maintenant. L’avenir de l’atelier SNCF de Périgueux est menacé dans son ensemble sur le long terme. A court terme 90 suppressions devaient avoir lieu, alors que la direction s’était engagée à maintenir la charge de travail dans l’immédiat. Suite à une belle mobilisation, ce chiffre était descendu à 60 pour l’atelier de Périgueux, avec un flou concernant l’avenir de l’atelier dans sa totalité.

Les réunions de discussion commune (département, direction, syndicat) ont eu lieu à des dates éloignées. Malgré cela une pression constante a été maintenue par les cheminots soucieux de l’avenir de l’emploi dans la région, mais aussi de la casse de la SNCF dans son ensemble.

Vendredi dernier ce sont deux réunions qui se sont tenues pour les deux ateliers de Saintes et Périgueux.

Du côté de Périgueux, une commission de suivi a eu lieu à la préfecture à 14h. Elle devait initialement avoir lieu entre les élus politiques et la direction nationale de la SNCF sans les syndicats représentants des travailleurs ! Suite à une semaine de pression (assemblées générales massives et quotidiennes, courriers aux élus politiques) les représentants syndicaux ont finalement été invités à la commission, soutenus par une très grande partie des travailleurs qui se sont mis en grève (environ 80 %, avec 100 % dans certains secteurs) pour aller, en cortège, devant la préfecture pendant la réunion. Durant cette commission c’est le chiffre de 30 suppressions de postes qui est tombé, une nouvelle diminution pour Périgueux certes, mais ils ont également appris que se seraient 135 suppressions pour leurs collègues de Saintes ! Des perspectives inacceptables, en sachant que ce sont les premières mesures et qu’il n’y a aucune annonce de maintien de la charge de travail dans un temps plus long.

Du côté de Saintes, c’est Guillaume Pépy, PDG de la SNCF, qui lors d’une visite à la préfecture de Charente Maritime, à annoncé le plan de restructuration de l’atelier, 95 suppressions de postes plus 40 départs en retraite non remplacés, 135 postes en moins pour l’atelier de 350 travailleurs du rail…

L’avenir des deux ateliers est évidement lié, et c’est une grosse attaque contre les emplois de la région, qui de plus, ne fait que commencer.

Ce mardi, une nouvelle rencontre s’est tenue à l’atelier de Périgueux, avec des représentants à différentes échelles de la direction SNCF. Les directeurs nationaux du matériel et de l’industrie, ainsi que le directeur de région, puis la direction locale de l’atelier, on du s’expliquer toute la matinée devant plus de 400 cheminots, en public, devant les médias. Une fois de plus, c’est par le rapport de force que cette discussion s’est imposée, alors que les représentants envoyés par l’entreprise voulaient initialement une discussion à huis clos.

Une fois de plus aucune annonce sérieuse n’a été faite de la part de la direction. Du côté des ouvriers, c’est une réelle démonstration de détermination qui a eu lieu. Une vingtaine de cheminots se sont notamment déplacé de Saintes (qui avait reçu la même délégation de la direction la veille) en soutient à leurs collègues, en affirmant que le combat pour l’emploi se mènera ensemble ! 165 casques ont étés symboliquement déposés au sol pour dénoncer les 165 postes que vont perdre les travailleurs sur les deux sites, une belle image de solidarité !

Cette mobilisation cheminote, qui se déroule depuis presque un an, mobilise toujours autant, les assemblés générales restent massives pour discuter des moyens de lutter et des actions à mener pour la suite. C’est un signal de résistance fort et constant que démontrent les cheminots une nouvelle fois aujourd’hui !

Pour la suite, une inter-syndicale va se tenir très rapidement afin de discuter de la mobilisation. La date du 10 octobre, journée nationale de mobilisation dans la fonction publique qui sera discutée dans les prochaines assemblés générales, en lien avec l’ensemble des autres secteurs de travailleurs, mais aussi avec précaires et chômeurs, sera un paramètre important pour la suite de la lutte, car les attaques sont globales et c’est globalement que nous devons y répondre.

Crédit photo : CGT cheminots Périgueux

On peut souligner la solidarité d’autres collègues qui s’expriment déjà à travers le territoire, avec les cheminots du technicentre du Landy :




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