Monde

1er Octobre : Journée contre la violence d’Etat au Mexique

Publié le 30 septembre 2016

Il y a deux ans, dans la ville d’Iguala au Mexique, une opération de répression policière a été menée contre des étudiants, faisant 6 morts et 43 disparus. Leurs proches cherchent à retrouver leurs traces, et à ce que justice soit faite sur cette affaire. C’est en ce sens qu’aujourd’hui à Montreuil a lieu la journée "De Paris à Ayotzinapa, en lutte contre la violence d’État", invitant tout un chacun à venir s’informer, débattre et partager des moments forts à La Parole errante.

SAMEDI 1er OCTOBRE
A LA PAROLE ERRANTE DEMAIN
9, Rue François Debergue Metro Croix de Chavaux ligne 9
A partir de 14h 30 :

Journée contre la violence d’Etat au Mexique : deux ans après Ayotzinapa, la lutte continue !

Toute la journée.
Ouverture des portes dès 14h30
DE PARIS À AYOTZINAPA, EN LUTTE CONTRE LA VIOLENCE D’ETAT

Le 26 septembre 2014, dans la ville d’Iguala (État de Guerrero, Mexique), une opération de répression policière et militaire est menée contre des étudiants de l’École normale rurale d’Ayotzinapa, avec un lourd bilan : 6 personnes tuées, de nombreux blessés dont un étudiant dans le coma, et 43 étudiants qui demeurent disparus.

Loin d´être un cas isolé, Ayotzinapa a permis de mettre en évidence l’ampleur effrayante d´un phénomène longtemps passé sous le silence médiatique : la disparition forcée avec la complicité des autorités mexicaines se normalise en totale impunité. Face à cela au Mexique, les familles de disparus partent à la recherche des fosses clandestines et brisent la loi du silence.

La France, 2eme vendeuse d’armes au monde, n’est pas absente non plus sur place, où elle forme la gendarmerie mexicaine et promeut la vente d’armes et de matériel de surveillance. Dans un contexte désormais général, ici et là-bas, de forte répression des mouvements sociaux et de militarisation des forces de police, comment dénoncer et s’organiser face aux violences étatiques ? Cette journée est l’occasion pour s’informer, réfléchir, et s’unir dans une même lutte contre la violence policière et les crimes d’État.

Avec la participation de Xitlali Miranda du Groupe de Recherche de Fosses Clandestines, « Los Otros Desaparecidos de Iguala » (État de Guerrero, Mexique), compagnies de théâtre L.E.A.- il Palinsesto, CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte), Collectif Paris-Ayotzinapa, Collectif 8 juillet (Montreuil), Urgence-notre-police-assassine, La Parole errante demain, et bien d’autres.
Les fonds récoltés seront réservés au comité des parents des étudiants d’Ayotzinapa et à la Brigade Nationale de Recherche de Personnes Disparues (“Brigada Nacional de Búsqueda de Personas Desaparecidas”).

ENTREE PRIX LIBRE - Bar & restauration sur place

***AU PROGRAMME***

14h30 - OUVERTURE DES PORTES et Son jarocho avec La Parole Errante demain
15h30 - PIECE DE THEATRE « 43-Cuarenta y tres » de Stefania Colombo/ compagnies L.E.A.- il Palinsesto,
17h - DISCUSSION « Ayotzinapa 2 ans après. Et les autres disparus au Mexique ? » avec Xitlali Miranda du « Grupo de Búsqueda de Fosas Clandestinas, Los Otros Desaparecidos de Iguala » (État de Guerrero, Mexique)
18h - DEBAT « D’Ayotzinapa à Paris, débat croisé autour des violences d’Etat » avec la participation de Xitlali Miranda, CSPCL (Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte), Collectif Paris-Ayotzinapa, Collectif 8 juillet, Urgence-notre-police-assassine, entre autres.
20h - CANTINE SOLIDAIRE MEXICAINE
21h - SOIREE MUSIQUE LATINE avec
Cascabel Sonfactory (son jarocho)
Chingason (cumbia)
DJ Mono & Taina (Electrocumbia, cumbia psicodelica, moombanton, samba & more...)