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Tous ensemble contre Macron et ses réformes !

22 Mars. Que la bataille commence !

Nous sommes désormais à la veille de la mobilisation nationale du 22 mars. Une date qui pourrait marquer l'enclenchement d'une mobilisation d'ampleur contre Macron et ses réformes. A 24h de l'échéance, qui s'annonce réussie, et malgré une série d'éléments manquant, bien des voyants sont au vert pour imposer un rapport de force conséquent au « président des riches ».

On le sent, il y a dans l’atmosphère une très agréable odeur de poudre. Celle qui annonce les grandes batailles. Alors bien sur, bien des éléments manquent aujourd’hui pour affirmer qu’une mobilisation d’ampleur et dans la durée, capable d’opposer un rapport de force assez conséquent pour renvoyer dans les cordes le « président des riches », son gouvernement et ses réformes, émergera dans les jours et semaines à venir. La faute, entre autre, à un plan de bataille pour l’heure insuffisant de la part des organisations syndicales, notamment à la SNCF. Ce qui est indéniable, en revanche, c’est que la colère ne manque pas.

Oui, nous y sommes, à ce fameux 22 mars qui apparaît comme une véritable date centrale pour lancer les hostilités. Une date qui, depuis la parution du rapport Spinetta à la mi février, s’affirme jour après jour comme une mobilisation réussie. Entre l’entrée en force des retraités et des EHPAD dans l’arène de lutte le 15 mars dernier, les mobilisations éparses, dans les CHU ou bien encore la mise en route d’une « pointe avancé » de mobilisation dans la jeunesse, le cocktail est particulièrement explosif.

Cette journée du 20 mars est d’ailleurs significative de la tension qui anime le gouvernement, qui s’exprime de différentes manières. Il y a eu d’abord la promesse d’Edouard Philippe de « corriger le dispositif » pour les retraités et la question de la CSG. Une reculade qui tranche avec l’arrogance de l’indécent et fanfaron Macron lui même, qui déclarait il y a quelques jours ne pas « sentir la colère » monter dans le pays. Il y a eu, aussi, la menace de l’envoi de CRS sur le campus du Mirail à Toulouse, pour mettre un terme à la grève en passe de remporter une victoire capitale sur la revendication locale de l’arrêt du projet de fusion des universités. Le gouvernement est conscient qu’une telle victoire, dans le contexte actuel, pourrait entraîner largement et devenir un exemple pour l’ensemble des facs. A ce titre, la vague de solidarité qui a suivi l’annonce, par le biais de communiqués, motions voire manifestation de soutien, est une menace sérieuse pour Macron et sa clique.

Si la date de mobilisation du 22 mars doit être la plus massive possible, et il ne fait guère de doute que les manifestations seront fortes, la question des suites à donner, par la grève dure et reconductible à la SNCF comme dans d’autres secteur, est absolument centrale. Il s’agira d’imposer des Assemblées Générales décisionnaires, pour une réelle prise en charge par la base de la mobilisation, tout comme la convergence entre les différents secteurs, pour frapper tous ensemble et par la grève contre Macron. Ces modalités de lutte semblent chaque jour plus indispensables non seulement pour mobiliser largement, mais surtout pour gagner.




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