^

Notre classe

Contre la fermeture de l'usine

22 septembre : tous en manifestation avec les ouvriers de Ford Blanquefort !

En se battant contre la fermeture de l'usine Ford Blanquefort près de Bordeaux, c'est contre tous les licenciements et massacres d'emplois qu'on se battra.

Le site de Ford Blanquefort est menacé de fermeture. Avec 900 emplois sur la sellette, et en y ajoutant les sous-traitants, cela fait plus de 3000 emplois menacés. Une vraie mise à mort de l’usine, et avec elle des familles ouvrières entières qui vont se retrouver dans une précarité totale sans réelles possibilités de s’en sortir. Et d’ailleurs le groupe Ford dans les discussions du PSE (Plan de Sauvegarde de l’Emploi) refuse et méprise toutes les demandes des représentants des salariés. Le message est clair : « tu es viré, un point c’est tout ».

Un groupe qui croule sous les milliards de profits

Le cynisme du patron de Ford est tel que quelques salariés en moins, 3000 au total, ce ne sont que des gains supplémentaires pour les actionnaires, et le chômage et la misère pour ceux qui ne vivent que de leur force de travail et iront pointer à Pôle Emploi. Le groupe Ford a fait 8 milliards de profits, de quoi largement maintenir tous les emplois. Le maintien de tous les emplois doit être une exigence pour tout le monde du travail et de ses organisations, pour faire capoter le géant Ford qui ne voit que les gains qu’il peut faire alors que sans les ouvriers rien ne se fait ni chez Ford, ni dans le reste de la société.

Une mobilisation impérative de tout le secteur automobile, des constructeurs au sous-traitants…

Nous avons toujours à l’esprit la fermeture de l’usine de PSA Aulnay. Nous sommes dans la même situation, et nous savons tous que seule la mobilisation sera à même de faire reculer le groupe Ford. C’est pourquoi l’ensemble des équipes combatives du secteur doivent répondre présent, non seulement à la manifestation mais également mettre sur pied un plan de bataille pour vaincre. Puisque nous le savons tous notre force c’est l’unité d’action concertée ensemble, ainsi que mettre en ordre bataille toutes les structures syndicales, des fédérations aux syndicats d’usines, mais également toutes les organisations politiques.

...Et dans tous les secteurs : nous sommes tous et toutes concernés !

Il en va de notre avenir à tous. Ne pas se mobiliser aujourd’hui c’est accepter de vivre les mêmes attaques, les fermetures d’usine et les licenciements massifs dans tous les secteurs. Cette fermeture a une résonance nationale. C’est bien pour cela que notre réponse doit être celle du monde ouvrier qui ne veut pas traverser la rue pour ne trouver que chômage, précarité et misère, mais prendre la rue pour imposer par le combat nos intérêts de classe. Un combat contre les patrons et un gouvernement plus affaibli que jamais en cette rentrée qu’une mobilisation massive du mouvement ouvrier, de la jeunesse et de tous les secteurs mettraient en très grande difficulté. Quand on attaque la classe ouvrière dans ce qu’elle a de plus chère : son travail pour subvenir aux besoins de sa famille et sa vie toute entière, c’est une déclaration de guerre. Il nous faut la gagner.

Un premier pas avant une mobilisation plus grande c’est de se donner tous rendez-vous à Bordeaux le 22 septembre à 14 heures place de la République !

Crédits photo : Agence Appa




Mots-clés

Philippe Poutou   /    Bordeaux   /    Licenciement(s)   /    Notre classe