Jeunesse

Mobilisation de la jeunesse contre la Loi Travail

400 étudiants de toutes les facs devant Tolbiac. Succès de l’action contre la répression

Publié le 22 mars 2016

Suite à la répression du jeudi 17 mars dernier où quatre manifestants ont été arrêtés par la police et des dizaines tabassés, la coordination Ile-de-France des universités en lutte avait décidé de mener une action inter-facs ce mardi 22 mars. Il s’agissait surtout de dénoncer la répression et les différentes mesures prises par les présidences des universités pour casser le mouvement en empêchant les étudiants, le personnel et les enseignants de se réunir en assemblées et organiser la lutte.

Plus de 400 personnes de Paris 1, de Paris 8, de Science po, de l’ENS, de Paris 10, de Jussieu, de Paris 7, de l’UL CGT du 13e, des postiers du 92, des représentants de la coordination lycéenne et du collectif Stop état d’urgence ont donc participé à l’action devant Paris 1-Tolbiac, fermée depuis la semaine dernière. Il y a eu des prises de parole. Les murs extérieurs de l’université ont été peints en rouge, symbolisant le sang des étudiants réprimés par la police, ainsi qu’une immense inscription « En lutte ». Une bande-son reproduisant des témoignages d’étudiants réprimés, de travailleurs de Goodyear et de Xavier Mathieu a également été diffusée.

Ensuite une colonne d’environ 350 étudiants s’est dirigée en « manif sauvage » vers Paris 7. Dans cette université la présidence ignorait les demandes des étudiants qui exigeaient la banalisation des cours jeudi 24 mars pour qu’un plus grand nombre d’étudiants puisse participer à la journée de mobilisation. Les manifestants de Paris 1 avaient été appelés pour soutenir leurs camarades. La police n’a pas tardé à entourer les manifestants. Elle les y a retenus pendant une heure avant de les libérer.

Le tout a été réalisé dans une ambiance de joie et de fierté pour avoir pu reprendre l’espace de Tolbiac et démontré la force collective dans une action coordonnée. Il s’agit sans aucun doute d’une très bonne action étudiante qui prépare la journée du 24 et qui sera un pas important pour construire la grève générale de 24h le 31 mars prochain, et commencer à réfléchir à la suite.