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Politique

Ministres millionnaires

62 000 € d’économies pour Muriel Pénicaud grâce à la réforme de l’ISF

La réforme de l’ISF, un beau cadeau aux plus riches, qui bénéficie notamment à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, mais aussi à d’autres membres du gouvernement.

Il y a quelques mois, la garde rapprochée de Macron, le gouvernement, les députés, se voyaient défendre la réforme de l’ISF contre vents et marées, un beau cadeau aux plus riches. Si l’impôt de solidarité sur la fortune était déjà limité à l’origine et avait été attaqué fortement par les gouvernements précédents, Macron lui avait assené le coup de grâce en défiscalisant tous les biens meubles. Ainsi, les yachts, jets privés et autres lingots d’or ne sont plus concernés par le nouvel IFI (impôt sur la fortune immobilière).

En décortiquant les déclarations de patrimoine de plusieurs ministres, on comprend d’autant plus leur intérêt à soutenir cette réforme pourtant controversée. En première ligne des grands gagnants : Muriel Pénicaud, ministre du Travail. En effet, cette dernière a déclaré le plus gros patrimoine, à savoir 7,7 millions d’euros. Mais seuls 18% de son patrimoine net est composé de biens immobiliers. Le reste de sa fortune – près de 6 millions d’euros – est constitué de contrats d’assurance vie et de liquidités principalement. Ainsi, avec le nouvel IFI, la somme imposable s’élève à seulement 1,25 millions, alors que le seuil de déclenchement de l’impôt est de… 1,3 millions. Grâce à la réforme de l’ISF, la ministre va donc économiser environ 62 000 euros.

Mais elle n’est pas la seule a qui profite ce petit coup de pouce du gouvernement. D’après des calculs similaires, Nicolas Hulot, disposant d’une fortune de plus de 7 millions d’euros va faire quelques économies aussi. Même si à peine la moitié de son patrimoine était anciennement soumis à l’ISF, le ministre de la Transition écologique et solidaire va encore faire quelques économies : environ 10000 euros d’impôt lui seront épargnés avec l’IFI.

Idem pour Françoise Nyssen, ministre de la culture, dont le patrimoine confortable de plus de 5 millions d’euros est composé en grande partie de biens professionnels – et donc déjà exempté de l’ancien ISF, mais qui va quand même économiser 3000 euros grâce à la réforme.

En d’autres termes, ceux qui nous enjoignent le plus à nous serrer la ceinture depuis le début du quinquennat font partie de ceux à qui cette politique pro-patronale bénéficie le plus.




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