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Genres et Sexualités

Journée Internationale de lutte des femmes

8 Mars. Images de la mobilisation de Pan y Rosas de par le monde !

Dès les premières heures du 8 mars, les camarades du collectif international Pan y Rosas ont participé aux manifestations de la Journée internationale de lutte des femmes. Une journée de lutte dans le monde entier. Dans les principales grandes villes du monde, des milliers des personnes sont descendues dans la rue pour les droits des femmes et contre les violences de genre. Dans de nombreux pays, les travailleurs ont été au cœur des mobilisations également. Celeste Murillo

Argentine


En Argentine, berceau du mouvement « Ni Una Menos », des manifestations ont eu lieu dans les grandes villes du pays contre les violences sexistes, pour le droit à l’avortement légal, sûr et gratuit et contre les attaques du gouvernement Macri.

A Córdoba, Rosario, Mendoza, Jujuy, La Plata et Buenos Aires, Pan y Rosas s’est mobilisé aux côtés de travailleuses, travailleurs et étudiantes.


Située dans la zone industrielle en banlieue Nord de Buenos Aires, la multinationale Pepsico a été paralysée dès les premières heures de la journée, en raison des débrayages organisés par les ouvrières. Les salariés de Latam ont fait grève, engendrant des perturbations dans l’aéroport de Buenos Aires. Ces actions ont convergé avec celles de travailleurs et travailleuses de la fonction publique, la santé et l’éducation. Au cours de l’après-midi, des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Buenos Aires


Brésil


Le géant de l’Amérique Latine a été secoué de manifestations simultanées au cri de « Forha Temer », inscrivant les manifestations du 8 mars dans le sillage de la lutte contre le pouvoir putschiste qui a renversé le gouvernement de Dilma Rousseff.

À Porto Alegre, à Sao Paulo et à Rio de Janeiro, des milliers de personnes ont manifesté, malgré le refus des deux grosses centrales, la CUT et la CTB, à appeler à la grève internationale des femmes et à unifier le mouvement contre les attaques du gouvernement Temer.


A Sao Pablo, les salariées de l’Université ont été les protagonistes de la mobilisation en paralysant l’université. De cette façon, elles ont répondu à la violente répression contre les travailleurs et étudiants de la veille. A Río de Janeiro, de milliers de femmes ont bloqué le centre de la ville. Diana Assunçao, a expliqué que Pao e Rosas a impulsé la tenue des meetings unitaires dans toutes les villes, indépendantes du gouvernement Temer mais aussi du Parti de Travailleurs.

Chili


Une de manifestations les plus importantes a eu lieu à Santiago de Chile, la capital du pays. Dans cette ville, de milliers des femmes sont descendues dans la rue pour protester contre l’ingérence de l’Église catholique sur les droits reproductifs des femmes, pour le droit à l’avortement légal, sûr et gratuit et contre les violences sexistes. Bárbara Brito, vice-présidente de la Fédération Étudiante de l’Université du Chili, a été une de porte-parole du mouvement qui a organisé la mobilisation.


Organisées et dans les rues : contre les politiciens corrompus, les patrons et les églises

État espagnol


À l’heure du départ de la mobilisation, une marée humaine a rempli la Grande Via à Madrid, ce qui a rendu presque impossible de se déplacer dans le centre- ville. Barcelone a également organisé une mobilisation de masse faisant écho à la grève internationale des femmes.


L’État espagnol, l’un des pays avec les plus hauts taux de violence contre les femmes, a vu la mobilisation des femmes s’accroître au cours des dernières années.


Des travailleuses, des migrantes, des précaires, des étudiantes et des jeunes ont nourri la plupart des cortèges. Dans les deux villes, Pan y Rosas a manifesté avec les travailleuses de Panrico et Coca Cola, deux luttes emblématiques des dernières années, et Las Kellys, un collectif de travailleuses précaires des hôtels, en lutte pour ses droits syndicaux et politiques.

Mexique


A Mexico, une multitude s’est réunie aux pieds de l’Ange de l’Indépendance pour manifester pour les droits de femmes et contre les feminicides. Des travailleuses du syndicat de l’Université Nationale (UNAM), de l’Éducation Nationale et de la Santé, ont défilé avec Pan y Rosas. Elles font partie de ceux qui ont lutté contre la réforme de l’éducation et les attaques à la santé, de ceux qui participent au quotidien de la lutte contre les feminicides et la militarisation au Mexique. Pan y Rosas a participé derrière la banderole “A bas les murs, la classe ouvrière est une et sans frontières”, en référence aux politiques xénophobes du gouvernement Trump aux USA.


États-Unis


La multitudinaire manifestation du 21 janvier, un jour après l’investiture de Donald Trump, a donné un nouveau souffle au mouvement des femmes. Ce nouvel élan a promu la participation à la grève Internationale des femmes du principal pays impérialiste.


Depuis l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche, les droits de femmes et de la communauté LGTBI sont plus que jamais en péril, avec l’approfondissement des discriminations et des inégalités déjà présentes sous le gouvernement. À New York, les organisatrices du meeting de la grève Internationale des femmes sont en train d’impulser un appel à construire un “féminisme du 99%”, qui prenne en compte les demandes de la majorité des femmes, c’est-à-dire les travailleuses, les migrantes, les pauvres.

Pan y Rosas a aussi participé à l’importante mobilisation en Uruguay, ainsi que dans d’autres pays.




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