^

Notre classe

Répression dans l’automobile. Le patronat invente de fausses séquestrations

8 militants de la CGT PSA Poissy menacés de licenciement

Le site de Poissy et sa direction font dans la répression en bonne et due forme. Les élections professionnelles de mars risquent, pour la direction, de voir le syndicat CGT PSA sortir gagnant, d’où des attaques contre les militants qui servent aussi par tous les moyens à avoir les mains libres pour continuer à supprimer des postes, à aggraver l'exploitation et à précariser les emplois .

Une cabale contre 8 militants CGT c’est un crachat à la figure de l’ensemble du monde du travail

La direction du site accuse huit militants de séquestration. Il se trouve en réalité que lors d’une intervention chez un chef d’équipe à plusieurs militants, le chef n’a pas apprécié. Quand la porte a été refermée, le pauvre valet du capital s’est dit séquestré par des militants qui risquent maintenant le licenciement pour séquestration. C’est du lourd. Où vont-ils s’arrêter ?

Pendant ce temps, les objectifs de production du groupe ne cessent de monter : 210 000 voitures pour 2017, c’est-à-dire une aggravation importante des conditions de travail, des samedis à la pelle et tout ceci en ne lâchant que 0,8 % d’augmentation générale et une prime au rabais. Cette prime, d’ailleurs, les intérimaires ne la toucheront même pas au prétexte qu’ils ne font pas partie de l’entreprise alors qu’ils contribuent à ses bénéfices par leur travail : un véritable scandale, et ce alors que l’argent coule à flot et que PSA compte racheter Opel, comme avant Ambasador, en Inde, et peut-être bientôt une usine en Malaisie.

Aucun licenciement ni sanctions contre nos camarades, voilà le seul mot d’ordre devant les agressions

Quand PSA touche aux nôtres, c’est nous tous qui sommes touchés. D’ailleurs le site de Poissy n’en est pas à son coup d’essai. On se rappellera le cas de Jérôme qui a été licencié suite à une intervention pour la sécurité à l’emboutissage. La lutte pour sa réintégration est toujours en cours. C’est sans compter les jours de mises à pied et les sanctions contre des militants qui sont chaque jours aux cotés des salariés. Mais les réactions ont été positives avec une pétition pour exiger la réintégration de Jérôme qui a été signée par 1300 ouvriers et le débrayage du 21 novembre avec plus de 130 salariés avec un tour dans les ateliers .

Organiser la riposte contre la répression chez PSA mais aussi dans tous les secteurs qui sont attaqués pour frapper tous ensemble

Ce qu’il se passe chez PSA Poissy n’est pas un cas isolé. La répression des militants et syndicats combatifs est une orientation politique, même en dehors des périodes d’élections professionnelles. Le patronat avec l’aide du gouvernement actuel comme celui qui sera aux manettes après les présidentielles, veut casser du militants aujourd’hui pour pouvoir faire passer les futures attaques demain.

C’est justement aujourd’hui que nous devons préparer demain. Cela veut dire s’organiser aussi avec les autres secteurs, les cheminots, la poste, les victimes de la répression policière qui sont aussi dans les usines et les quartiers, qui vivent les mêmes attaques quand ils sortent de la boite. S’organiser en un front interprofessionnel de l’ensemble de la classe pourrait commencer par mettre en place des campagnes de solidarité inter-secteur et commencer à mettre en œuvre un programme pour disposer d’un vrai plan de bataille pour gagner contre la répression, les licenciements et la précarisation des travailleurs et de la jeunesse.




Mots-clés

CGT   /    PSA   /    Répression   /    Notre classe