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Politique

Sondage Odoxa

9 français sur 10 soutiennent les mouvements sociaux actuels

Un sondage a récemment été commandé par FranceInfo et le Figaro à l'institut de sondage Odoxa afin de savoir ce que pensent les « français » des mouvement sociaux actuels. Le résultat est sans appel, 9 sondés sur 10 les soutiennent. Mais encore plus intéressant, 8 sondés sur 10 pensent que la politique de Macron est en faveur des patrons, et les deux tiers des sondés pensent que ces mouvements pourraient déboucher sur une contestation généralisée.

Un sondage intéressant pour une fois : France Info et le Figaro ont commandé une étude à l’institut de sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour savoir ce que les français pensent des mouvements sociaux actuels. Dans le rapport et sur un panel représentatif de 1 003 personnes, il est inscrit que « 87% des Français soutiennent les mouvements de contestation (gardiens de prison, personnel des hôpitaux et des EHPAD…) se plaignant du manque de moyens et d’effectifs ».

Le sondage englobe l’ensemble des mouvements de contestation actuels, ne faisant pas la distinction entre des mouvements progressistes à l’instar de la lutte actuelle de personnels d’Ehpad ou hospitaliers, et d’autres mouvements profondément réactionnaires comme celui des gardiens de prison. Peu de visions de ce fait sur le soutien ou non de ces 87% des français au mouvement récent des gardiens de prisons. Cependant, ce que démontre la suite du sondage c’est que ce soutien massif aux mouvements sociaux actuels s’expliquent par un désaccord net à l’égard de la politique anti-sociale menée actuellement par Macron, qui se traduit entre autre par une casse des services publics.

En effet, le rapport met en avant le fait que « ce soutien s’explique, d’abord parce que les Français ont une bonne opinion du secteur public (57%), très mobilisé dans ce mouvement, et qu’ils estiment que les salariés du public pâtissent de la politique du gouvernement ». A travers ce soutien aux mobilisations actuelles, c’est un sentiment de défense du service public qui s’exprime. Ce dernier subit en effet depuis plusieurs décennies de profondes attaques, notamment dans le secteur de la santé.

Au delà de ça, une analyse en terme de classe est à effectuer. Selon le rapport Odoxa, le soutien exprimé aux mobilisations actuelles «  s’explique surtout parce que les Français pensent que les chefs d’entreprises (78%) et les cadres (68%) sont les seuls « grands gagnants » de la politique économique actuelle alors que les salariés du public (55%), mais surtout les catégories populaires (71%) et les retraités (88%) en seraient les grandes perdantes  ».

Ce sondage démontre la condamnation d’un nombre important de français de la politique de Macron - qui apparaît toujours comme le président des riches selon un autre sondage Odoxa - qui se fait directement en faveur des possédants et au détriment des travailleurs. Sur le site d’Odoxa, il est marqué, à propos du sondage, que « sur les réseaux sociaux, Véronique Reille-Soult de Dentsu consulting relève que les témoignages -entre révolte face aux manque de moyens et dénonciation des absurdités du système- sont repris et suscitent de l’engagement. La plupart des internautes considèrent que le problème est ancien et que le manque de moyens résulte de choix du passé ». Le problème va donc au delà de la politique ultra libérale de Macron et est issu des politiques gouvernementales successives, que le gouvernement actuel poursuit . Une telle analyse ne peut que nous faire penser que l’esprit du mouvement « contre la loi travail et son monde » fait son chemin dans les consciences et cela laisse entrevoir une lutte à échelle plus globale, lutte qui semble plus que probable vu les attaques de Macron sur les fonctionnaires, les étudiants et lycéens, qui ont débuté leur mouvement cette semaine, les retraites et la SNCF. D’ailleurs, le sondage montre que « les deux-tiers des Français (64%) pensent que ces mouvements pourraient déboucher sur un mouvement de contestation généralisé ».




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