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La colère gronde dans les tôles

96% des ouvriers de PSA Valenciennes favorable aux gilets jaunes. 55% pour un appel à la grève

Une enquête de la CGT de PSA Valenciennes au sein de l'usine ne laisse place à aucun doute : les ouvriers sont massivement favorables au mouvement des gilets jaunes et plus de 50% estiment que la CGT doit appeler à la grève sur le site.

Le résultat d’un récent sondage interne met en porte-à-faux la position de la direction confédérale de la CGT. Alors que Martinez entend dresser un cordon sanitaire entre les travailleurs et les gilets jaunes, de plus en plus de militants et de structures de la CGT se lancent dans la bataille. À Renault Flin, par exemple, de nombreux ouvriers CGT sont allé à la rencontre des gilets jaunes qui étaient venus bloquer le site. 150 militants de la CGT, en grève dans le secteur de la chimie, on également souhaité se joindre aux gilets jaunes, mettant en avant leurs intérêts de classe communs contre le patronat et leur valet Macron.

Dans l’usine PSA de Valenciennes, la CGT a décidé de lancer une enquête d’opinion auprès de la base ouvrière et les résultats sont sans appel :

A la question : « Êtes-vous favorable aux mouvement des gilets jaunes ? » : Oui à 96,1%, Non à 3,1%.

A la question : « Pensez-vous que la CGT PSA Valenciennes doit appeler à la grève sur le site ? » Oui à 55,3%, Non à 35,7 % et 9 % ne se prononce pas.

A la question : « Seriez-vous prêt à participer à une action de grève ? » Oui à 40%, Non à 52 % et 8% ne se prononce pas.

Cette enquête donne un signe fort dans les entreprise du groupe PSA où la lutte contre la vie chère est au centre des préoccupations, alors que les profits des patrons explosent (pas loin de 3 milliards l’an passé et un début d’année tout aussi prometteur). Dans le même temps, la précarisation et l’exploitation des salariés atteint des niveaux record dans les usines.

Une colère commune dans tous les secteurs des salariés et des retraité,s en passant par les chômeurs : tous contre Macron et son monde de misère

Partout sur le territoire, la colère suite aux nombreuses attaques des gouvernements successifs s’intensifie. L’augmentation des taxes sur le prix de l’essence n’a été que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.
Aujourd’hui, au-delà des gilets jaunes composé en grande partie des classes moyennes paupérisées, beaucoup de secteurs veulent en découdre : les ouvriers dans les usines, les fonctionnaires, les cheminots, les chômeurs, les jeunes des quartiers, la jeunesse... Il leur faut un plan de bataille commun qui débouche sur une grève générale.

Pour un syndicalisme lutte de classe et antibureaucratique

La base militante CGT qui veut en découdre ne peut se satisfaire des journées saute-mouton, d’une mobilisation déconnectée du mouvement des gilets jaunes. A ce titre, il s’agit de redonner aux syndicats leur rôle plein et entier, celui de la défense des droits des travailleurs par la grève et non pas d’un outil visant à chercher le « dialogue social » pour étouffer la colère. C’est bien pour cette raison que nous sommes de plus en plus nombreux à nous unifier, avec les gilets jaunes, dans nos luttes qui sont celles de l’ensemble de la classe ouvrière. 




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