Politique

500 personnes pour accueillir Valls et sa clique

À Colomiers, “Tout le monde déteste le PS” !

Publié le 29 août 2016

Ce 29 août, les soutiens de François Hollande, Valls en tête, se sont réunis à Colomiers dans le cadre d’un meeting de rentrée politique ayant un thème traditionnellement cher à la droite : « L’essentiel, c’est la République ». À l’extérieur, ce sont 500 manifestants qui se sont rassemblés, scandant « Tout le monde déteste le PS ! » et prenant d’ors et déjà rendez-vous pour le 15 septembre, dans la rue.

Frédéric Apoyo

300 à 400 selon la Police, 500 selon les organisateurs. Autant dire que la rentrée sociale en Haute-Garonne, à Colomiers (en périphérie de Toulouse), à l’occasion de la rentrée politique des soutiens à François Hollande pour 2017, a été réussie. En effet, à quelques jours d’une rentrée sociale qui s’annonce explosive, de nombreux secteurs combatif du printemps dernier étaient représentés, des étudiants jusqu’au secteur aéronautique. Au milieu d’un florilège de drapeaux était représentée la CGT, qui a lancé l’appel, mais aussi Sud Solidaires, le Droit au logement, la CNT, la FSU, l’UNEF, l’UET, la FSU ainsi que des organisations politiques : le NPA, LO, le PCF ou encore le Parti de Gauche.

Lors de prises de parole des responsables syndicaux organisées autour du parvis de l’hôtel de ville, de nombreux slogans du printemps dernier ont retenti, comme une promesse de la poursuite de la lutte contre la loi El Khomri et son monde dès la rentrée : « Grève, blocage, manif sauvage »,« tout le monde déteste le PS » ont ainsi été entamés avant que la foule ne tente de se diriger au plus près de la tenue du meeting, afin d’exprimer un mécontentement légitime à l’endroit des personnalités politiques présentes à Colomiers ce lundi. Bien entendu, Manuel Valls, mais aussi Cambadélis, Touraine et Belkacem notamment, soutenant la présidence Hollande et défendant contre vents et marées son bilan libéral.

Cependant, un dispositif policier aussi impressionnant que disproportionné cantonnait les manifestants au parvis de l’hôtel de ville. Si la situation est restée calme, les CRS n’ont pas manqué de gazer une dizaine de manifestants, qui s’approchaient un peu trop près de leurs boucliers à leur goût. Qu’on se le dise, et même si ce n’est en aucun cas un scoop, la répression sera également l’un des ingrédients essentiels de la rentrée sociale.

En attendant le test du 15 septembre, force est de constater qu’une large frange de l’avant-garde qui s’est levée au printemps dernier est toujours debout, prête à battre le pavé et à poursuivre la lutte contre la loi travail et son monde, facteur de premier plan pour que la fièvre qui s’est emparé du mouvement social en mars dernier perdure en automne. Et avec une majorité de la population qui, malgré le matraquage médiatique, est toujours majoritairement favorable au mouvement et au retrait de la loi El Khomri, il se peut que le cocktail soit explosif.