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Notre classe

La direction de PSA reconnaît

À PSA Sochaux, des « parcours intégration anti-CGT » pour les salariés

La photo de la page a atterri il y a quelques semaines dans la boîte aux lettres du syndicat CGT de Sochaux. C’est écrit dans un grand cahier à spirale, au beau milieu d’une page à petits carreaux : « Entretien embauche - 2 Nouveaux - Parcours intégration anti-CGT. »

Source : Communiqué de la CGT

Pour Jérôme Boussard, secrétaire général de la CGT du site PSA de Sochaux, « pas besoin d’une analyse graphologique c’est le cahier de travail et l’écriture du chef du personnel de nuit, il n’y a pas de doute possible ». Puis il ajoute : « On ne veut pas jouer aux martyrs, mais cela prouve une fois de plus que notre syndicat fait l’objet de discriminations à répétition de la part de la direction sochalienne, tout est fait pour dissuader les nouveaux embauchés de militer à la CGT. »

La direction de PSA reconnaît que l’écriture du cahier est bien celle de son chef du personnel de nuit, mais elle minimise en parlant « d’une initiative personnelle que nous ne soutenons pas ».

Jérôme Boussard poursuit : « Lors des dernières élections professionnelles, il y a trois ans, la direction avait organisé des réunions afin d’inciter les salariés à ne pas voter pour le “syndicat à trois lettres”. Choqués, plusieurs d’entre eux nous avaient alertés. Nous étions alors intervenus pour faire cesser ces réunions anti-CGT transformées peu après en réunions d’information sur l’avenir du groupe PSA. »

La CGT sochalienne déplore que l’évolution des carrières des militants cégétistes, la progression de leurs salaires et leurs demandes de mutation continuent d’être « systématiquement freinées » en raison de leur activité syndicale.

En 1998, elle avait saisi la justice pour dénoncer de graves différences de traitement liées à l’appartenance syndicale. « PSA avait rétabli dans la qualification qui devrait être la leur pas moins de 169 de nos militants, mandatés ou non », rappelle Jérôme Boussard. « La justice avait condamné l’entreprise à payer des sommes comprises entre 20 000 et 100 000 francs et les salaires avaient été réévalués, de 500 à 1 400 francs selon les cas. »

Il conclut : « La direction fait tout pour minimiser l’importance et l’influence de la CGT. Nous avons refusé de signer les différents accords d’entreprise entérinés ces dernières années parce que nous estimions, et nous estimons toujours, qu’ils sont contraires à l’intérêt des salariés. Et ça, ça ne plaît pas du tout. Nous voulons simplement être traités comme les autres syndicats, ni mieux, ni moins bien. »

Concernant « le parcours anti-CGT », l’organisation syndicale a décidé de saisir la justice.




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