^

Notre classe

Grève des Biatss

A Paris 1, des agents en grève dénoncent la communication mensongère de la présidence

A Tolbiac, une partie du personnel administratif de l'Université de Paris 1, et en particulier du site Pierre Mendès-France, Tolbiac, s'est mis en grève, depuis bientôt deux semaines, pour s'opposer au non-renouvellement du CDD de deux de leurs collègues. Parmi la vingtaine de grévistes on retrouve la quasi-totalité du service intérieur, d'où sont issus les deux travailleurs victimes de ces licenciements abusifs déguisés. Al. Biatts en grève, a écrit un texte pour dénoncer la communication mensongère de la présidence. Nous le relayons ci-dessous.

Al., Biatss en grève

Le président de l’université Paris 1 règne mais ne gouverne pas. Il est souvent absent de la vie quotidienne des 25 centres de l’université. Absent tantôt par le corps tantôt par son agenda ainsi il officialise son absence par des délégations. Il préfère, semble-t-il, embellir l’image de l’université par son carnet d’adresse qu’il se plaisait à arborer lors de la campagne électorale. Par contre, la mission de gérer les conflits des annexes notamment la plus grande parmi elle, en l’occurrence le centre Tolbiac-PMF, est depuis le début effectuée par des porte-paroles. Je citerai ci-après le cas de deux enseignants qui se sont convertis, en peu de temps, en deux spécialistes de la communication mensongère. Il s’agit d’un VP et d’un directeur de centre.

Prenons comme exemple la manière avec laquelle ces deux proches du président ont traité la rentrée universitaire 2018-19 pour leurrer l’opinion publique sur la situation à Tolbiac.

Ce qui préoccupe le directeur du centre Tolbiac-PMF, ce sont les murs, les portes et les piques sur la grille ! Bravo, ce qui compte c’est le "paraître". Le savoir, les personnels, les enseignants chercheurs et les étudiants, les moyens, les carrières, les conditions de travail, la précarisation des personnels, etc.ne sont pas visibles. Il est donc pour eux primordial de mettre en avant les murs, ceux qui sont dernière les murs ne méritent pas qu’on parle d’eux.

Jean Luc Chappey, professeur, quant à lui, parlant de la sécurisation de l’établissement dit : « Notre objectif n’est pas de transformer Tolbiac en centre pénitentiaire. » (Le Monde, 17.09.18). Je vois dans cette phrase une reconnaissance implicite qu’effectivement les "managers" actuels ont bel et bien converti notre établissement, censé être un lieu de savoir et de débats contradictoires, en un centre pénitentiaire. Sinon, qu’il nous expliquent comment se fait-il que plus de la moitié de l’enveloppe ministérielle (1,7 million d’euros) a été allouée à ce qu’il appelle « sécurisation » ?

Quoi qu’il en soit le président semble oublier son rôle d’élu de la population universitaire. Il reste, malgré son choix de déléguer ses pouvoirs, le premier responsable. Ce sont des femmes et des hommes qui l’ont élus. C’est à eux qu’il doit rendre des comptes. Ses porte-paroles usent de méthodes méprisantes et indignes envers les représentations syndicales pour gérer les conflits. Actuellement, le centre de Tolbiac connaît une grève de la presque totalité des agents du service intérieur. L’administrateur, le directeur du centre, les PV, la DGS et bien entendu le président font la sourde oreille pour les recevoir afin de trouver une solution à l’injustice qui a frappé deux collègues de ce service.




Mots-clés

Tolbiac   /    Université Paris 1   /    Grève   /    Notre classe