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A Paris Est, les cheminots de l’escale sont en grève

Des conditions de travail qui se dégradent, et une direction et des managers qui n’hésitent pas à remettre sur le dos des agents le manque de personnel ou l’augmentation de la charge de travail. Les agents de l’escale de Paris-Est ont décidé de pousser leur coup de gueule face à cette situation et se sont mis en grève ce vendredi 03 août. Une façon de montrer à la direction qu’ils ne se laisseront pas faire !

Ce vendredi 03 août, les agents de l’escale de Paris-Est étaient en grève. Le climat social de ces derniers mois a été très tendu mais malgré cela, on s’aperçoit que la direction SNCF continue sa provocation dans les attaques quotidiennes envers celles et ceux qui essaient déjà de faire leur travail du mieux qu’ils peuvent avec les moyens qui leur sont donnés.

Ce mouvement de grève local à Paris Est est né en seulement quelques heures, suite à une discussion menée par des agents qui donnent les départs des trains. Cela fait déjà un bon moment qu’ils se sont aperçus que les tâches inscrites sur leur fiche de travail à leur arrivée sont de plus en plus nombreuses et conséquentes. La situation est d’ailleurs identique chez les commerciaux, qui ont également saisi l’opportunité d’exprimer leur épuisement en participant massivement à cette journée d’action.

Plusieurs interpellations de managers ont eu lieu, mais il semblerait que la direction de l’escale se cache derrière les mouvements sociaux et les arrêts maladie de certains pour justifier l’augmentation des tâches pour les agents qui viennent au travail. Ce n’est pourtant pas aux agents de payer la mauvaise politique menée ces dernières années.
De plus en plus d’agents d’exécution et de maitrise se sentent oppressés et fatigués à l’issue de leur journée de travail. Or, personne ne va travailler pour voir sa santé se dégrader.

Au quotidien, les managers opérationnels « jouent » au casse-tête chinois pour parfaire aux objectifs si importants aux yeux de tout l’encadrement. Ils font des pieds et des mains pour redistribuer toutes les tâches des agents absents ou des postes non tenus afin de ne surtout pas enlever le moindre "accueil embarquement" (contrôle des billets avant départ) ou préparation TGV (vérification minutieuse du confort à bord). Malheureusement, quand un service est en sous-effectif, il faudrait parfois penser à recruter ou bien revoir à la baisse sa charge de travail si on ne veut pas épuiser et démoraliser toutes celles et ceux qui sont encore en forme. Un peu d’humanité, par pitié.

L’établissement prône le dialogue social mais lors des échanges avec les agents, l’impression renvoyée est un terrible manque d’empathie, voire parfois même de l’ignorance…

Nombreux sont encore les agents qui ont envie de faire leur travail correctement, mais ils ont besoin de bonnes conditions et d’un minimum de considération pour y parvenir.

Tous les grévistes regrettent profondément cette situation et espèrent sincèrement que des solutions pourront être trouvées rapidement afin de ne pas se voir dans l’obligation de renouveler cette expérience de manière plus régulière…




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