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Grèves et manifestation du 3 avril

A Toulouse, cheminots et étudiants marchent ensemble contre le gouvernement Macron

Ce 3 avril a marqué une première journée de grève importante chez les cheminots de Midi-Pyrénées, mais aussi une première date de convergence avec les étudiants et les autres secteurs en lutte, avec comme point d’orgue une manifestation commune dans l’après-midi à Toulouse. Le matin, le blocage était reconduit à l’AG du Mirail, et dans le même temps, les cheminots participaient à leur première assemblée.

Ce matin, à 10 heures, les étudiants et personnels mobilisés de la fac du Mirail se réunissaient en assemblée générale, qui s’est remplie peu à peu pour atteindre le millier de présents. Outre la reconduction de la grève et du blocage de l’université votées à une immense majorité, les étudiants et personnels ont également adopté une motion de soutien aux migrantes et migrants qui occupent une partie du Mirail depuis la trêve hivernale.

Dans le même temps, une délégation des grévistes de la fac se rendaient à l’AG des cheminotes et cheminots de Toulouse, qui débutait à 11 heures. Les syndicalistes de différentes organisations cheminotes appelant à la grève se sont succédé pour rappeler les motifs de leur colère, et notamment rappeler que par-delà la casse du rail, c’est l’ensemble du monde du travail qui est attaqué par le gouvernement Macron. Si la question des différentes stratégies de grève mises en place – deux jours sur cinq ou reconductible – a peu animé les débats lors de cette première assemblée des cheminots, plusieurs d’entre eux ont rappelé les victoires obtenues en 86 et en 95 grâce à des grèves dures. La nécessaire convergence des luttes avec d’autres secteurs était au cœur des discussions.

Après la prise de parole d’une travailleuse de la Poste, la délégation du Mirail est intervenue pour raconter la mobilisation qui dure depuis trois mois, et apporter tout leur soutien aux cheminots grévistes. L’AG s’est terminée sans vote, actant qu’il aurait lieu le lendemain, pour trancher sur les modalités de la grève. Un vote organisé établissement par établissement, secteur par secteur, et à bulletins secrets sera donc mis en place lors de l’assemblée cheminote toulousaine du 4 avril.

Séverin (conducteur, représentant Sud Rail) fait un bilan de cette première AG cheminote

A 14 heures, étudiants et personnels du Mirail, lycéens, électriciens, gaziers et cheminots se sont retrouvés devant la gare pour partir en manifestation. Les cortèges massifs, cheminots en tête, ont réunis plusieurs milliers de grévistes.

L’ambiance était combative et un important dispositif policier encadrait notamment le cortège de jeunesse. Le parcours était déposé jusqu’au monument aux morts, à François Verdier.

Point sur la mobilisation toulousaine ce mardi 3 avril par Marina, étudiante au Mirail

Alors que cette journée cristallise la colère de nombreux secteurs en lutte, la réponse du gouvernement a une nouvelle fois été répressive, comme à Paris où la police a empêché les manifestants d’atteindre la gare Saint Lazare, où devait s’arrêter le parcours, en usant de gaz lacrymos. En effet, à Toulouse, au moins une étudiante – militant au NPA et à l’UET – s’est faite embarquer par la BAC (Brigade Anti-Criminalité). Un rassemblement de soutien a immédiatement était appelé devant le commissariat.

Ces mesures répressives expriment une volonté évidente de la part du gouvernement de tenter d’intimider celles et ceux qui luttent, à l’heure où la colère de la jeunesse et des travailleurs s’est exprimée largement dans une journée de mobilisation réussie.




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