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Société

Gilets Jaunes

Acte V, quand de Perpignan à Narbonne les péages symbolisent « l’injustice fiscale »

Plusieurs péages incendiés ce week-end lors des différents rassemblements de Gilets Jaunes dans le Sud de la France.

Depuis plusieurs semaines, dans différentes villes de France, les Gilets Jaunes se mobilisent contre la vie chère, les inégalités, l’injustice fiscale et toutes les politiques néolibérales de ces dernières années qui n’ont fait qu’aggraver la précarisation des travailleurs.

Ainsi, dans plusieurs villes de France, les Gilets Jaunes se sont rassemblés par milliers pour dénoncer les politiques économiques antisociales. C’est le cas dans le sud de la France, de Perpignan à Narbonne où plusieurs centaines de manifestants ont pris des lieu stratégiques représentant le vol assuré par les entreprises sur ceux obligés d’utiliser la voiture comme moyen de locomotion. Dans ces deux villes, les transports publics sont presque inexistants et couvrent rarement toutes les régions.

Ce samedi 15 décembre à l’appel national des Gilets Jaunes, les manifestants en chasubles jaune ont bloqué les points d’accès sur l’autoroute, plusieurs péages ont été pris d’assaut, laissant les barrières ouvertes pour laisser passer les conducteurs et leur permettant de ne pas payer le prix souvent exorbitant des péages d’autoroute gérés par la multinationale Vinci. Ils ont finalement incendié les péages de Perpignan Sud et de Narbonne Sud pour exprimer leur désarroi face aux augmentations incessantes des prix par Vinci et les autres entreprises sur les péages de France.

Il y’a deux semaines déjà, les manifestants à Perpignan avaient incendié un péage non loin de la frontière espagnole. Les pompiers sont intervenus une nouvelle fois, alors que quelque temps auparavant, les barrières avaient été démontées, une cabine entièrement carbonisée, les panneaux de signalisation arrachés.

Comme dans beaucoup d’autres villes, les radars ont été détruits et/ou renversés. Le raz le bol contre la vie chère symbolisée par le vol des travailleurs s’exprime par ces destructions. Le prix des péages représente cette injustice fiscale pour beaucoup de Gilets Jaunes. De plus, c’est aussi un paiement qui semble inégalitaire, payer de la même façon qu’on soit riche ou travailleurs pauvres, ce qui dans le budget des ménages ne représente pas la même chose ou encore certaines entreprises qui bénéficient de prix avantageux ne concédant pourtant pas un meilleur salaire pour les travailleurs du transport.

La colère contre Macron et les riches qu’il représente ne cesse et prend parfois un tournant radical quand la question de la gestion des routes de France se pose au vu des inégalités grandissantes entre les riches et les travailleurs. La privatisation des sociétés d’autoroutes ont permis à l’Etat de se désengager sur la question du service public routier. Il en a concédé à différentes entreprises privées la gestion comme l’entreprise Vinci.

La gronde contre les entreprises d’autoroutes est légitime, les gilets jaunes souhaitent un vrai service public des infrastructures pour les automobilistes. Les manifestants souhaitent un contrôle dans la gestion des autoroutes qui soit socialisés et non une privatisation qui accélère l’augmentation des prix.




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