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Politique

Toujours déterminés

Acte VI : A Bordeaux, les Gilets Jaunes maintiennent la pression malgré les fêtes

Place de la Bourse 14h, c'était le rendez vous donné par les Gilets Jaunes pour la tenue de l'Acte VI à la veille de noël, pour demander encore une fois de plus une amélioration de nos conditions de travail, contre la vie chère. Les forces de l'ordre étaient présentes en nombre pour réprimer les manifestants, comme malheureusement tous les rassemblements qui ont eu lieu ces dernières semaines.

Sous un ciel pluvieux s’est déroulé à Bordeaux, le sixième acte de ce mouvement spontané, qui a mis le gouvernement à la défensive et malgré les miettes qui ont été accordées à le hâte, la grogne n’est pas prête à retomber aussi facilement. Ce samedi, encore une fois, plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de la capitale de la région Nouvelle Aquitaine. Les mots d’ordre de « Macron démission » et de « plus de démocratie » étaient au cœur des slogans.

Plusieurs rassemblements étaient prévus dans différents points de la ville en plus de l’habituelle place de la Bourse. Les différents rassemblements ont fait jonction dans un grand cortège commun au fur et à mesure que les manifestants avançaient dans la ville. A chaque fois que le cortège croisait un barrage policier, la colère des manifestants s’exprimait. « Police partout, justice nulle part » était largement repris et les manifestants insistaient sur la prime exceptionnelle reçue par les policiers.

Au niveau du cour d’Albret, une foule s’est rassemblée pour rejoindre la place de la Victoire où les manifestants ont fait un arrêt d’un peu plus d’un quart d’heure. Plusieurs barrages et dispositifs policiers ont été déployés autour de la ville comme à la place de la République et notamment au croisement entre Victoire et le cours Victor Hugo ; l’un d’entre eux a été traversé pacifiquement par les manifestants.

Une partie des manifestants s’est regroupée pour partir vers place Pey Berland, où les forces policières attendaient prêtes à en découdre avec les manifestants comme cela est devenu l’habitude depuis ces dernières semaines. Très rapidement et violemment la police a envoyé de grands nuages de gaz lacrymogène et aspergé les manifestants avec un canon à eau en divisant le cortège en deux, l’un qui reculait vers la place de la Victoire et l’autre en longeant les voies du tram A, par les cours Alsace Lorraine. Pour se protéger de la police, plusieurs barricades ont été érigées enflammés sur le cours Pasteur. Des policiers en civil et la BAC ont profité de la panique pour ratisser la ville et arrêter arbitrairement des manifestants, n’hésitant pas à utiliser matraque et flashball.

Les violences policières sont devenues une marque de la mobilisation des Gilets Jaunes, mais les coups reçus forgent toute une nouvelle tranche de la population aux pratiques de la police et de l’État. Le gouvernement est dans un impasse, la « trêve de noël » ne va pas faire oublier aux classes populaires la colère contre Macron et son monde.




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