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Affaire Pétel : le doyen porte plainte pour « menaces et injures », les enquêtes sur le commando piétinent

Crédits photo : photo de France 3 Occitanie
Source : www.lepoing.net

Montpellier Poing Info, le 30 avril 2018 – Mis en examen pour « complicité d’intrusion » suite à la violente expulsion des étudiants qui occupaient un amphithéâtre de la faculté de droit et de science politique de Montpellier, le doyen démissionnaire Philippe Pétel porte plainte à son tour. Son avocate maître Iris Christol a déposé une plainte ce jeudi 26 avril pour « menaces, injures et incitations à la haine ». « On appelle à les passer à tabac, lui et sa famille, on insulte son père de 90 ans et on le caricature en Hitler », dénonce son avocate dans les colonnes du JDD. [1]

Les enquêtes piétinent

Philippe Pétel s’était fortement compromis dans cette affaire : il a été filmé en train d’applaudir l’expulsion et a déclaré le lendemain matin « approuve[r] totalement » ceux qui ont délogé les étudiants. Il a été placé en garde à vue une semaine après les faits. Durant les auditions, il a affirmé, selon son avocate, avoir confondu les hommes cagoulés et armés de morceaux de palettes cloutées avec des membres de « l’avant garde de la police  » [2]. Il a été déféré devant le parquet et libéré dans la foulée sans date de procès.

En tant qu’ancien directeur de l’institut d’études judiciaires, Philippe Pétel a formé de nombreux magistrats de la ville, et cette proximité pourrait expliquer une certaine tolérance judiciaire. Un témoin de la scène a été intimidé par la police [3] et certains étudiants violentés n’ont toujours pas été entendus. De nombreux autres suspects ont été identifiés et n’ont pas été assignés par la justice. De son côté, l’enquête administrative missionnée par la ministre de l’enseignement supérieur n’a toujours pas rendu ses conclusions.

En 1998, le président de l’université de Montpellier 1 Yves Loubatières avait également été impliqué dans l’attaque d’un commando contre des étudiants mobilisés qui occupaient la cafétéria. Des enquêtes administratives et judiciaires avaient été missionnées et n’avaient pas abouti. Toute ressemblance avec la situation actuelle serait purement fortuite.




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