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Monde

War is business

Airbus. Contrat avec le Koweït pour la vente d’hélicoptères de guerre.

Voici une nouvelle qui va faire gonfler un peu plus le chiffre d'affaires de la France en matière de vente d'armement. Airbus est sur le point de conclure la vente de 30 hélicoptères de guerre avec le Koweit. Une information célébrée comme une victoire par les médias dominants. Fréderic Apoyo

« Dans le cadre du partenariat de défense qui unit la France et le Koweït, l’Émir du Koweït a exprimé le souhait du gouvernement koweïtien d’équiper les forces aériennes de son pays de 24 hélicoptères lourds de type Caracal » avait-il déclaré en juin dernier l’Elysée. Et s’il ne reste que l’aval de l’Emir pour finaliser la transaction, c’est bel et bien le contrat de vente de 30 hélicoptères Caracal - servant au transport de militaires - qui devrait être signé dans les jours à venir contre la modique somme d’un milliard d’euros.

L’heureux bénéficiaire de cette transaction n’est autre qu’Airbus Helicopters. Une nouvelle qui a été accueillie comme une bouffée d’oxygène par les médias dominants, soulignant tous les bienfaits économiques d’une telle affaire. Il faut dire que l’industrie de l’armement marche plutôt bien pour la France, 2ème vendeur mondial d’armes derrière les Etats-Unis. Après le contrat de 34 milliards d’euros obtenu mardi dernier par le groupe français DCNS, qui concerne la vente de sous- marins à l’Australie, cette nouvelle exportation d’engins mortifères s’inscrit dans la droite lignée des ventes record d’armes par la France en 2015 et du recrutement de plus de 40 000 cadres et salariés à l’horizon 2020 dans cette industrie.

Peu importent les paradoxes, puisque la guerre est avant tout un business. Ainsi, et malgré le visage faussement humaniste que souhaite incarner l’Etat Français aux yeux du monde en matière de paix et de droits de l’Homme, c’est une nouvelle vente massive d’engins destructeurs de vies issues des classes populaires qui se conclut, qui plus est, avec l’un des acteurs majeurs d’une zone ravagée par la guerre. Mais de cela, l’impérialisme français n’en a cure, lui qui vient de s’adjuger de juteux profits qui en appellent inlassablement d’autres.




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