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Monde

Le rapport annuel publié

Amnesty International. Un bilan sans cesse plus catastrophique en matière de droits humains

Amnesty International sort, comme chaque année, son rapport sur la situation des droits humains dans le monde, recouvrant aussi les situations politiques de 159 pays. Un constat qui, d'année en année, devient de plus en plus alarmant.

Crédits photo : GUILLEMETTE VILLEMIN/ AFP

Ce rapport, conçu par l’ONG, liste les différents conflits et non-respects des droits humains qui se trouvent pour la grande majorité sur des lieux d’interventions impérialistes. Le Yémen pour commencer, où la France intervient dans la vente d’armes à feu à l’Arabie Saoudite et ramasse un petit pactole sur le dos d’un conflit provoqué et entretenu par l’emprise impérialiste des USA.

Les émeutes au Venezuela font aussi parler d’elles, avec plusieurs centaines de morts et de blessés du côté des manifestants, victimes des forces armées du gouvernement Maduro. Celui ci est d’ailleurs menacé par les impérialismes européens qui préconisent « des sanctions contre le régime anti-démocratique de Maduro au Venezuela » craignant, depuis l’élection de la Constituante, un danger pour leurs capitaux [énoncé lors de la réunion de rentrée du service d’action extérieure européen de 2017 → http://www.revolutionpermanente.fr/Venezuela-Les-imperialistes-europeens-menacent-Maduro].

Parmi les cas énoncés dans ce rapport (et le choix est large), les interventions en Syrie et en Irak semblent être des exemples pertinents de l’impact des impérialismes occidentaux sur ces pays. Les bombardements français sur les zones irako-syriennes causent la mort de centaines de victimes collatérales dans des villes comme Mossoul et Raqqa, tandis que Don Macron continue d’annoncer fièrement ses victoires contre Daech. Par ailleurs, la situation actuelle autour d’Afrin et de l’enclave rebelle du Ghouta en Syrie ne vient que tendre un peu plus la situation au proche orient, avec le spectre d’un conflit régional entre les différentes puissances qui n’est pas à exclure.

Amnesty International justifie la situation de crise politique aux différents appels à la haine venant des dirigeants des pays exposés, que ce soit Donald Trump, le président américain qu’il est bon de railler pour briller en société, ou Nicolas Maduro, le président vénézuélien que toute la bourgeoisie s’accorde à nommer dictateur du pays. Bien sur, le rapport ne s’attarde pas sur l’interventionnisme des puissances impérialistes, dont la France, défendant leur intérêts économiques au quatre coins du globe. Au contraire, l’ONG plaide un retour vers une situation « souhaitable », c’est à dire où la défense des intérêts des grandes puissances ne provoque que peu de remous. Si le rapport d’Amnesty International pointe un certain nombre d’éléments mettant en lumière les aspects les plus réactionnaires du système actuel, il n’en demeure pas moins que les « solutions » proposées visent à une amélioration de la situation au profit des grandes puissances économiques de la planète.




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