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Jeunesse

Ni flics, ni fachos dans nos facs

Angers : « Si vous bloquez la fac, on fera comme à Montpellier ! », l’extrême droite menace des étudiants mobilisés

Ce mardi 3 avril, des étudiants angevins appelaient à un rassemblement contre la sélection et en soutien aux victimes de violences fascistes et policières, suivi d'une assemblée générale dans la faculté de droit. Leur AG a été interrompue par des étudiants d'extrême droite et des militants fascistes venus pour empêcher que la réunion ne se tienne.

Le Comité de mobilisation des étudiants angevins (CMEA) appelait ce mardi 3 avril à un rassemblement en soutien aux étudiants de Montpellier et des autres universités victimes d’attaques fascistes et de la répression policière. Les quelques dizaines d’étudiants présents se sont ensuite réunis en AG à la faculté de droit. Mais leur AG n’aura duré que quelques dizaines de minutes. L’extrême droite s’est invitée à la réunion pour la perturber et y mettre un terme.

D’après les informations relayées ce mercredi 4 avril dans un communiqué des étudiants mobilisés angevins, ce sont une dizaine d’étudiants du RED (rassemblement des étudiants de droite) et de l’Alvarium (bar associatif d’extrême droite) qui ont proféré des insultes et des menaces verbales et physiques à l’encontre des étudiants mobilisés contre le plan étudiant. Ces derniers ont clairement menacé les étudiants présents de leur "faire comme à Montpellier" s’ils décident de bloquer l’université.

Comme les étudiants l’ont ensuite dénoncé dans leur communiqué, Estelle Barbeau, étudiante et militante à l’Unef, explique dans des propos recueillis par Ouest France que « les jeunes d’extrême-droite se sentent de plus en plus soutenus par les doyens des facultés et le gouvernement. Alors, ils osent de plus en plus, en toute impunité. » En effet, suite à ce qui constitue clairement une agression à l’encontre des étudiants angevins, la communication de la faculté, estime de son côté qu’il s’agit de "joutes verbales habituelles" et qu’"aucun perturbateur n’a été aperçu". Pourtant, dans la dizaine d’individus venus perturber l’AG, les étudiants mobilisés ont reconnu Jean-Eudes Gannat, l’un des principaux animateurs de l’Alvarium, un bar identitaire qui a ouvert fin janvier, et dont les étudiants demandent la fermeture. Quelques mois auparavant, l’université autorisait la manif pour tous a venir s’exprimer dans l’enceinte de la fac sur la PMA.

Suite à cette agression organisée par l’extrême droite, dans un contexte de mobilisation tant du côté des étudiants, que dans différents secteurs comme chez les cheminots, les étudiants mobilisés à travers la France s’organisent pour se défendre contre ces militants d’extrême droite et la répression qui veulent mettre un terme dans la violence à nos luttes. Comme il était marqué sur la banderole des étudiants angevins mobilisés aux côtés de milliers d’autres à travers la France ce 3 avril : "ni flics, ni fachos dans nos facs".

Ci-dessous le communiqué sorti ce mercredi 4 avril :




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