Politique

Le mot de « bienvenue » au nouveau ministre de la justice

Anonymous attaque le blog d’Urvoas et le site du PS. Enfin une bonne nouvelle

Publié le 28 janvier 2016

« Pour souhaiter la bienvenue à notre façon au nouveau ministre de la Justice on a down son blog #OpPs #Anonymous. » Le collectif de hackers Anonymous n’aura pas traîné pour accueillir comme il se doit le nouveau Garde des Sceaux.

Damien Bernard

Le blog d’Urvoas hors d’état de nuire

Quelques heures après la nomination Jean-Jacques Urvoas en remplacement de Christiane Taubira, le blog du nouveau ministre de la justice a été piraté par Anonymous France. La page web de celui qui était jusqu’à hier le « Monsieur Sécurité » au PS, spécialiste du renseignement, affichait encore mercredi matin le message d’erreur suivant : « Page Web inaccessible ». Un compte Twitter baptisé Anonymous France a annoncé qu’il avait mis hors ligne le blog de Jean-Jacques Urvoas, l’un des rapporteurs de la Loi sur le renseignement et partisan de la « déchéance pour tous ». Les mesures liberticides imaginées par Urvoas n’avaient guère été appréciées par les « hacktivistes ».

Auparavant, le collectif de pirates informatiques s’en est pris au site du PS, « parti du dictateur Hollande », afin de protester contre l’état d’urgence, mesure d’exception qui doit être prolongée dans les semaines qui viennent. Après avoir revendiqué ces attaques mardi, puis celles qui ont touché ce mercredi les comptes du Sénat et de l’Assemblée Nationale, Anonymous France persiste, menant une nouvelle opération visant le gouvernement afin de protester contre la surveillance de la population. Pour les Anonymous, l’État français instrumentalise le terrorisme « pour nous tromper, pour mieux nous surveiller, nous endormir et nous contrôler ». On ne saurait leur donner tort…

Anonymous contre l’état d’urgence et les mesures ultra-sécuritaires et liberticides

Le groupe Anonymous est un rassemblement de pirates informatiques aux frontières peu définies. De nombreux membres revendiquent principalement de vouloir lutter contre les attaques faites à la liberté d’expression. C’est dans la continuité de cette lutte que les « hacktivistes » ont décidé de lancer une guerre informatique contre le gouvernement.
La « contre-offensive » actuelle intervient alors que le projet de loi censé prolonger l’état d’urgence sera soumis au vote le 9 février au Sénat et le 16 février à l’Assemblée nationale. « D’autres actions de notre part se feront si l’état d’urgence n’est pas rectifié », préviennent enfin les pirates informatiques.