Jeunesse

Etudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi travail

Appel de la coordination étudiante d’Île-de-France

Publié le 6 avril 2016

Nous, étudiant-e-s mobilisé-e-s contre la loi travail, réuni-e-s en coordination régionale Ile-de-France, représentant 14 universités et établissements d’enseignement supérieur, réaffirmons notre détermination à lutter jusqu’au bout contre les lois de précarité.

Après la grande réussite de la journée de grève générale du 31 mars, le mouvement a pris de l’ampleur. La mobilisation se structure au travers de ses Assemblées Générales et coordinations. Malgré les tentatives de Valls de diviser le mouvement en invitant certaines organisations syndicales, nous n’accepterons pas qu’on négocie en notre nom.

Alors que 72 % des 18-35 ans sont opposés à ce projet de loi et que 60 % d’entre eux soutiennent la mobilisation, le gouvernement tente d’étouffer le mouvement et de le diviser en en réprimant. Après l’invasion par 250 CRS d’un amphithéâtre à Tolbiac, le tabassage d’un lycéen de Bergson, le gouvernement continue sa politique d’intimidation. Aujourd’hui, lors des manifestations lycéennes et étudiantes, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation illégitime de 130 étudiant-e-s et lycén-ne-s. Un rassemblement a permis la libération d’une grande partie de ces interpellés, nous exigeons la relaxe des autres et la levée de toutes poursuites à leur encontre.

La lutte contre la précarisation générale de nos conditions de vie ne concerne pas que les étudiant-e-s : cette politique de moulinage de nos acquis sociaux touche aussi les cheminots avec le décret-socle, les hospitaliers avec le plan Hirsch, les intermittents du spectacle avec la réforme de leur lettre cadre... Autant de secteurs visés par un patronat qui veut toujours faire plus de profits pour mieux les cacher au Panama ou ailleurs. Nous appelons tous les secteurs concernés par les réformes de précarisation à s’unir dès maintenant par la grève et dans la rue. Seule la convergence des luttes fera plier ce gouvernement.

Ce jeudi 7, nous organiserons une action festive et offensive contre la précarité aux côtés des intermittents. Dans les prochains jours, nous préparerons activement la manifestation interpro du 9 avril. Nous multiplierons les initiatives sur chacune de nos universités et appelons les étudiant-e-s à tisser des liens avec les travailleur-se-s et à se regrouper dans des assemblées interpro. Nous devons faire du 9 avril un succès pour intensifier notre mobilisation et nous prévoyons d’ores et déjà de nous retrouver le 12 et 14 avril.
Nous sommes debout nuit et jour pour construire la grève générale. Rien ne nous fera reculer.