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Notre classe

Des messages de soutien plein la tête

Après 720 km de marche, les 3 cheminots ariégeois arrivent à Paris et remportent leur défi

Au terme de 720 Km de marche, les 3 cheminots partis le 9 avril de Pamiers dans l’Ariège sont arrivés ce mardi à Paris, entourés de soutiens les ayant accompagnés sur les derniers kilomètres, dont une délégation de salariés de GM&S. Plus de 150 cheminots les ont accueillis en héros, même si pour ces grévistes hors norme, le défi remporté n’est qu’une étape dans la bataille contre la réforme ferroviaire, qu’ils entendent bien mener à son terme.

Photo : Bérenger Cernon

Sébastien Phalippou, Régis Rousse, et leur collègue retraité Patrick Viac s’étaient lancé un défi audacieux pour sensibiliser la population française sur l’importance de faire barrage contre la réforme ferroviaire : traverser la France, à raison de 35 km par jour, depuis l’Ariège jusqu’à l’Elysée. Le pari est réussi puisque les 3 protagonistes de cette initiative baptisée « marche ou grève » ont été reçus ce mardi par deux conseillers d’Emmanuel Macron, et ont pu faire part de leur opposition à « la réforme ferroviaire, à la fermeture des petites lignes et à l’ouverture à la concurrence ». Mais bien plus que cet acte symbolique, ils ont surtout témoigné de l’immense solidarité qui les avaient entourés tout au long de ce mois de marche, dans les différentes étapes de leur parcours, démontrant que la lutte des cheminots était largement soutenue.

Leur émotion était perceptible ce mardi, quand malgré la cinquantaine de policiers casqués venus encadrer leur arrivée dans la capitale, ils évoquaient la colère des travailleurs rencontrés du long de ces 720 kilomètres. Ainsi, ils ont fait de La Souterraine une étape de leur parcours, où ils ont solidarisé avec les 157 salariés de GM&S sur le carreau depuis 8 mois, qui leur ont rendu la pareille en les accompagnant à l’Elysée. Mais ils ont également trouvé sur leur chemin un fort mécontentement contre la casse du service public, dans le domaine de la santé, concernant les retraites, les APL, et contre toutes les attaques menées par le gouvernement contre ceux d’en bas. Ainsi, l’aboutissement de leur marche n’est certainement pas l’aboutissement de la lutte, mais bien un encouragement à poursuivre le combat contre Macron, son pacte ferroviaire et son monde de réformes contre les travailleurs.




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