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Monde

Escalade de la violence

Après des tirs au mortier, Israël joue la surenchère et répond par un bombardement massif

Alors que 110 morts et plusieurs milliers de blessés sont à déplorer côté palestinien depuis le début de la Nakba, des tirs de mortiers tirés depuis Gaza ont touché le sud d'Israël ce mardi matin. Ni une, ni deux, Netanyahu a sauté sur l'occasion pour bombarder massivement la bande de Gaza.

Crédits photo : REUTERS/Suhaib Salem

Depuis le début des manifestations pour les 70ans de la Nakba, et les « marches du grand retour », le peuple palestinien paie un lourd tribut face aux attaques répétées de l’armée israélienne. Ainsi, au moins 110 palestiniens ont été tués depuis le 30 mars, et 3500 blessés par balle. Une escalade de violence de la part de l’État colonisateur d’Israël, qui jusqu’ici n’avait provoqué aucune réaction sur le plan militaire de la part des diverses forces palestiniennes.

Au matin de ce mardi 29 mai, une trentaine de tirs au mortier, partis de la bande de Gaza, ont touché le sud d’Israël. Ces tirs ont été alors revendiqués par le Hamas et le Jihad islamique palestinien (JIP). La quasi-totalité des tirs ont été interceptés par le « dôme de fer », bouclier anti-missile israélien, et seulement 3 soldats de l’armée de Tsahal ont été blessés.

Netanyahu a alors sauté sur l’occasion pour bombarder allègrement la bande de Gaza, affirmant viser exclusivement des cibles militaires, larguant ainsi 35 bombes en représailles. Selon les informations disponibles le jour-même, aucune victime palestinienne n’est à déplorer. L’ambassadrice des États-Unis à l’ONU, Nikki Haley, s’est pour sa part distinguée par un communiqué visant à justifier l’attaque de Netanyahu insistant sur le fait que « les attaques récentes venues de Gaza sont les plus importantes depuis 2014. Les tirs de mortier par des militants palestiniens ont touché des installations civiles, dont un jardin d’enfants ».

Dans le même temps, l’armée israélienne a arraisonné des bateaux de pêche palestiniens transportant des blessés par balles, partis en mer pour dénoncer le blocus maritime de Gaza, source d’une misère totale pour les plus de deux millions de palestiniens sous embargo. L’État d’Israël a entamé la construction d’une nouvelle barrière maritime au nord de Gaza, constituée de barbelée et qui doit s’achever fin 2018, afin d’étendre sa mainmise sur la région et d’intensifier sa politique de colonisation de la Palestine. Et pour cela, Netanyahu est prêt à poursuivre jusqu’au bout le massacre du peuple palestinien.




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