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Société

Violences policières

Après une intervention policière, « Joël un jeune homme de 22 ans décède dans le silence »

Après une dispute qui éclate dans une épicerie d'Albi, Joël Dimonika s'effondre sur la chaussée dans son quartier de Cantepau. La police l'avait laissé là après l'avoir interpellé suite à une bagarre qui aurait eu lieu rue des Carmélites dans le centre-ville d'Albi. Ses proches se mobilisent en sa mémoire et pour éclaircir les circonstances de son décès.

Joël Diamonika dit « Patu Jeune » par ses proches, est mort mardi 18 juillet à l’âge de 22 ans à quelques centaines de mètres de son domicile, suite à une interpellation par les forces de l’ordre après une bagarre contre un autre jeune, pour une histoire banale de cœur. Ses proches s’interrogent sur les circonstances de sa mort. Pourquoi a-t-il été déposé si proche de son domicile alors que celui-ci était visiblement dans un piteux état ?

En effet selon le témoin principal, l’épicier qui connaissait bien les deux jeunes et qui a appelé la police à la demande d’un passant, après l’arrivée des policiers la bagarre était finie, mais Joël montrait déjà des signes de faiblesse : « il avait du mal à tenir sur ses jambes, mais il n’avait pas de sang sur son visage. Il m’a dit ’Tonton Guy, ramène moi à Cantepau’, mais c’est la police que l’a pris en charge. Quant au second, il était marqué au front, il m’a dit ’je pars à l’hôpital’ » témoigne l’épicier.

Par la suite, Joël est déposé par les policiers dans son quartier de Cantepau. Après le départ des fonctionnaires, il s’effondre sur le trottoir. Des passants le prennent en charge et ils décident de l’emmener aux urgences où il décède une heure et demie plus tard. Le second protagoniste a été entendu par la police au lendemain des faits mais laissé en liberté, après l’ouverture d’une enquête par le commissariat.

L’autopsie n’a rien relevé d’important, elle n’a pas permis de faire un lien direct entre la bagarre et le décès, d’autres examens complémentaires ont été demandés.
Patu jeune est arrivé en France en tant que mineur isolé. Originaire d’Angola, ayant obtenue un CAP de menuiserie à Rascol, il avait deux enfants en bas âge et au mois de septembre il allait décrocher un contrat de travail.

Un précédent avait déjà eu lieu à Bordeaux. Un jeune homme âgé de 15 ans, mineur isolé, a été retrouvé mort dans le parking de l’hôpital Pellegrin le 2 mai dernier. En effet, le jeune homme appelé Souleyman aurait sollicité les travailleurs sociaux dans la nuit du 1er au 2 mai, le soir et les week-ends, cependant l’institution est restée fermée.

Evidemment, il y a deux poids, deux mesures, l’une pour les blancs dites de « souche » et l’autre pour les habitants issus de l’immigration. Contre les violences policières, la répression contre une partie de la population des quartiers, il s’agit de faire front pour construire un rapport de force pour exiger justice et vérité pour Patu, Adama et toutes les victimes de violences policières.




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