Société

mutilation au flashball

Argenteuil (95) : un jeune grièvement blessé au visage par un tir de balle de défense

Publié le 1er novembre 2016

Publié le 1er novembre 2016| Maj le 31 octobre, sur le site Paris-luttes.info

Dimanche 30 octobre, il faisait beau temps sur Paris et sa banlieue. C’est l’occasion pour certaines personnes passionnées des deux-roues de se rassembler et de parcourir en cortège motorisé plusieurs quartiers et villes de la région. Dans le jargon des motards, on appelle ça faire une "barode".

D’après Le Parisien,ils sont 200 à 300 à s’être donnés rendez-vous à Sartrouville dans les Yvelines à la cité Camille Claudel, pour le plus grand bonheur de Lucette, pressée de terminer sa pellicule « pour la faire développer et partager ses photos ».

Les amateurs de motocross, quads et tutti quanti font une promenade bruyante, forcément. Partis de Sartrouville, ils traversent les Hauts-de-Seine, puis arrivent dans le Val d’Oise. Toujours d’après Le Parisien, ils sont près d’une centaine à rouler dans les rues d’Argenteuil vers 17h. Arrivés à la cité Champagne, ils sont accueillis par la police pour « faire cesser les nuisances sonores » explique Pascale Dubois, la directrice de la police du Val-d’Oisedans un autre article du Parisien.

L’intervention policière se passe mal dans la cité. Un jeune est interpellé et des échauffourées éclatent. La police fait alors « usage de flash-ball, mais aussi de grenades lacrymogènes et de grenades de désencerclement, ce qui disperse l’attroupement ».

Seulement voilà, les tirs de balles de défense (pas contestées par Pascale Dubois) font plusieurs blessés parmi la foule. Un jeune est touché au thorax par un tir de flashball (ou LBD40 ?) puis placé en garde à vue à sa sortie de l’hôpital dans la soirée.

Un autre jeune, 23 ans, est lui grièvement atteint au visage. Il a une fracture ouverte de la mandibule. D’abord escorté à l’hôpital d’Argenteuil, sa blessure a nécessité un transfert en urgence à l’établissement parisien de la Pitié-Salpêtrière pour « plusieurs jours d’hospitalisation ».

Quatre policiers ont quant à eux « déposé plainte pour violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique, menaces de mort et rébellion » et une enquête est confiée la sûreté départementale du Val-d’Oise. « Plusieurs personnes du quartier estiment que les jeunes ont été victimes de violences gratuites de la part des « policiers »indique Le Parisien.

Soutien aux victimes et à leurs proches. Faisons taire les armes de la Police.