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Monde

Fermeture d’usine et 600 licenciements

Argentine. Occupation de l’usine Pepsico contre les licenciements

Après une assemblée générale, les ouvriers de Pepsico, usine agroalimentaire dans la banlieue nord de Buenos Aires, ont voté l’occupation afin de garder les machines et lutter pour la sauvegarde de leurs emplois.

La semaine dernière, les 600 ouvriers et ouvrières de l’usine agroalimentaire de l’entreprise multinationale Pepsico, dans la banlieue nord de Buenos Aires, ont été notifiés par lettre de la volonté de la direction de fermer l’usine.

Du jour au lendemain, les 600 travailleurs de l’usine se voient annoncer qu’ils vont perdre leur emploi et se retrouvent sur le carreau. La direction essaie de justifier les licenciements et la fermeture de l’usine en expliquant qu’elle est en crise, alors qu’il n’y a aucun élément, selon ce qu’affirment les avocats des travailleurs, qui permette de justifier une telle décision. La décision prise par la direction de la multinationale est même illégale. Alors que du côté des patrons de Pepsico, l’avenir semble moins sombre. Indra Nooyi, présidente exécutive de Pepsico Inc, a reçu une rémunération à hauteur de 29,8 millions de dollars en 2016. Selon les informations officielles données par la direction, l’entreprise a fait des bénéfices autour de 1,3 milliards seulement au premier trimestre de cette année, ce qui équivaut à 41,5% de plus que pendant la même période de l’année 2016. Les travailleurs qui sont aujourd’hui licenciés auraient dû travailler 2.200 ans pour réussir à gagner l’équivalent à l’argent gagné par Nooyi en l’espace d’une seule année.

Quoi qu’il en soit, ce n’est de toute manière pas aux travailleurs de payer les pots cassés et être, comme le veulent toujours les patrons, la variable d’ajustement. Parce que derrière ces 600 ouvriers et ouvrières, il y a surtout 600 familles qui voient leur avenir devenir sombre. Comment faire pour payer les loyers ? Comment faire pour être sûr que les enfants auront ce dont ils auront besoin à la fin du mois ? L’angoisse.

Mais les travailleurs ont décidé de ne pas se laisser faire et vont lutter pour le maintien des emplois. Ce lundi, des centaines de personnes se sont rassemblées devant l’usine pour accompagner les travailleurs et les soutenir dans leur lutte. Des délégations de travailleurs de plusieurs secteurs, de plusieurs usines de la banlieue nord de Buenos Aires, mais aussi des travailleurs de l’aéroport, des étudiants, des enseignants, ont affirmé leur soutien aux ouvriers en lutte.




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