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Société

Permis de tuer

Assassiné par le GIGN parce qu’il n’a pas réintégré sa cellule. La vérité pour Angelo

On connaissait l’histoire tragique de cet ancien détenu de la prison de Vivonne, abattu par le GIGN parce qu’il n’avait pas réintégré sa cellule. Mais il pourrait s’agir d’un meurtre d’entraînement, une nouvelle catégorique policière : les flics en auraient profité pour se faire la main.

Incarcéré dans la prison de Vivonne, près de Poitiers, Angelo Garand, membre de la communauté des gens du voyage, était en cavale alors qu’il purgeait une peine pour des cambriolages : vingt-quatre mois de prison, dont neuf mois avec sursis, pour deux cambriolages et un recel.

Fin mars, il est localisé dans une ferme. Les gendarmes font valoir que l’homme est « potentiellement dangereux ». Le 30 mars, des coups de feu sont tirés par le GIGN, appelé en renfort. Angelo est tué.

En fait, il semblerait qu’Angelo était uniquement armé d’un couteau. Après avoir tenté de le neutraliser au taser, les flics l’auraient tout bonnement abattu. Pour ses sœurs, qui se sont constituées partie civile, soutenues par Urgence Notre Police Assassine et d’Ailleurs nous sommes d’ici 86, « jamais Angelo ne se serait jeté sur trois membres du GIGN. Ce n’est peut-être pas un ange, mais il n’est pas suicidaire ».

Selon Libération, qui relaie une source policière, il se peut, qu’en réalité, les hommes du GIGN, venus d’une antenne de Tours, aient agi « comme à l’entraînement ». Les flics auraient donc pris l’homme de 34 ans comme un gibier à abattre.

Rapport entre police et communauté des gens du voyage, mais pas seulement, le meurtre en dit long sur le permis de tuer qui a été renforcé, encore, sous ce quinquennat, par la majorité socialiste.




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