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Notre classe

"Je suis Mika"

Au Havre, la solidarité face à la répression

La grève des territoriaux du Havre qui a lieu depuis le 22 mai prend tout à coup une nouvelle tournure avec l'interpellation du camarade Mika, que la police est venue chercher mardi, sur son lieu de travail.

Les territoriaux en grève dénoncent depuis trois semaines des accords de prime inégaux au moment même où la ville fête ses 500 ans et n’a pas lésiné sur les investissements. Edouard Philippe est parti du Havre mais néanmoins c’est la même politique de ville vitrine où l’esthétique et le festif priment sur le bien-être des travailleurs.

C’est avec des méthodes impressionnantes qu’ils avaient choisi de manifester en mettant le feu devant l’Hôtel de ville, quitte à faire évacuer la mairie. Le message semblait être passé puisque celle-ci avait accepté de négocier, mais la ville n’a pas voulu en rester là. Alors ils ont choisi Mika pour faire l’exemple. Celui-ci, interpellé mardi après midi sur son lieu de travail, a passé la nuit en garde à vue pour passer en comparution immédiate mercredi après-midi. Et c’est la solidarité qui, comme bien souvent au Havre, à permis de démontrer que quand ils s’en prennent à l’un d’entre nous, ils s’en prennent à tous. Différents secteurs de travailleurs étaient venus témoigner leur soutien et faire la démonstration d’une convergence face à la police et la justice de classe. Pour le moment, Mika a obtenu la liberté complète jusqu’au 18 juillet 13h30, à condition de pointer au poste de police une fois par semaine et de ne pas pouvoir manifester. Cette méthode qui a pour but de casser la grève en faisant pression sur un travailleur en particulier pourrait s’avérer payante si les travailleurs se démoralisent et n’organisent pas une riposte large et stratégique pour obtenir leurs premières revendications.

Crédit : Pascal Colé




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