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Politique

Il persiste et signe

Baisse des APL : Castaner explique que c’est quand même une bonne nouvelle

Après le récent tollé sur les réseaux sociaux concernant la baisse des APL (aide personnalisée au logement) de 5€ par mois par ménage prévue par le gouvernement Macron, Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement et député En marche, tente de justifier cette mesure antisociale, qu'il juge "urgente".

Après le mépris affiché de Claire O’Petit, députée En Marche, de tout ce qui touche l’APL, Christophe Castaner tente à son tour de justifier cette mesure : dans une interview réalisée par le Parisien, ce dernier nous explique que cette mesure, qui "peut paraitre brutale", est nécessaire pour que le budget de l’état soit respecté, et que cette baisse des APL permettrait une économie de 150 Millions pour 2017 pour l’Etat français.

Toujours d’après Christophe Castaner : "notre système d’APL et souvent d’aide fiscale au logement font monter le prix des loyers"

L’argumentation est désormais bien rodée. Pour justifier les coupes claires des APL, une nouvelle mesure d’austérité qui vise les plus précaires, le gouvernement explique que plutôt que ces subventions profitent plus aux propriétaires qu’aux locataires. Que ce soit une niche dans laquelle se sont engouffrés les propriétaires est une réalité, mais de là à expliquer que couper les APL fera baisser les loyers est une absurdité visant à justifier cette première mesure anti-pauvre.

Quitte à appliquer des mesures injustes, autant en rejeter la responsabilité sur ses prédécesseurs

N’assumant pas leurs positions, les différents députés En marche mettent la baisse des APL sur le dos de Christian Eckert, l’ancien ministre du Budget, expliquant que les budgets pour 2017 avait été fait de manière a ce que le coût des APL soit diminué de 150 millions, sans pour autant donner de mesures concrètes pour réaliser cet objectif.

Pour rappel, sur les 800 000 étudiants qui touchent l’APL, 50% d’entre eux avouent avoir des difficultés financières, plus d’un sur deux doit travailler à côté de ses études (ce qui rend les études encore plus difficiles), et 15% d’entre eux ont déjà refusé de se soigner par fautes de moyens. D’après la croix rouge, c’est environ 13 000 étudiants qui sautent entre 4 et 6 repas par semaine pour des questions de budgets.

Bien qu’il le dissimule, Christophe Castaner fait preuve du même mépris de classe que ses collègues d’En Marche, faisant peser tous le poids de ses réformes sur le dos des plus précaires, épargnant encore une fois les plus riches de notre société.




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