Débats

#InternationalistCamp

Barcelone. Coup d’envoi réussi de l’université d’été révolutionnaire et internationaliste

Publié le 16 juillet 2016

La première Université d’été révolutionnaire et internationaliste organisée par les sites européens du réseau international La Izquierda Diario à Barcelone a débuté ce jeudi avec plus de 200 participants d’Allemagne, d’Espagne et de France.

C’est dans un cadre pittoresque dans les montagnes de la Catalogne que les délégations des différents pays sont progressivement arrivées entre mercredi soir et jeudi matin. Plus d’une centaine de femmes, de jeunes et de travailleurs de France, fraîchement sortis de la chaleur de la lutte contre la loi travail ainsi que plusieurs dizaines de jeunes combatifs d’Allemagne ont été reçus par les camarades catalans et espagnols organisateurs de ce premier camp d’été révolutionnaire et internationaliste.

Malgré la fatigue du voyage, l’impatience était grande. Tous attendaient le début des ateliers et partageaient l’envie de partager des moments de débats internationalistes et révolutionnaires, mais aussi de rencontrer les membres des délégations, d’échanger leurs expériences et de réfléchir aux grandes questions de la politique et de la stratégie internationale.

L’enthousiasme se faisait sentir mercredi soir lors du plénier d’ouverture. La participation de plus de personnes que prévues n’a fait que renforcer ce climat.

La multitude des tâches organisationnelles comme la préparation de la nourriture, la vaisselle, la sécurité ou encore l’organisation des activités culturelles du soir s’est vue répartir entre les trois délégations afin de garantir l’auto-gestion collective des journées à venir. Pour assurer la pleine participation de tous les participants aux discussions, un système de traduction simultanée en trois langues a également été mis en place.

Jeudi matin, Stefan Schneider du groupe RIO d’Allemagne a ouvert la première journée de débats, placée sous le signe de l’internationalisme, au plénier du matin. Alors que de multiples contradictions secouent actuellement l’Europe – crise des migrants, augmentation des nationalismes xénophobes, Brexit, lutte de classes en France –, le militantisme internationaliste est plus que jamais d’une acuité brûlante.

La journée de jeudi a été spécialement dédiée à la jeunesse française qui a lutté pendant plusieurs mois contre la loi travail et aux jeunes Noirs et Latinos qui se lèvent contre le racisme et la répression policière.

Au cours de la matinée du jeudi se sont tenus quatre ateliers. Dans la salle centrale « Karl Marx » s’est déroulé l’atelier organisé par Diego Lotito de Clase contra clase sur « l’Amérique latine, les crises des gouvernements post-libéraux et la politique des révolutionnaires au Brésil ». Les dizaines de participants ont visionné avec attention une vidéo enregistrée spécialement pour l’occasion par Leandro Lanfredi de la direction du Mouvement révolutionnaire des travailleurs au Brésil. Le débat a posé des pistes de réflexion intéressante à approfondir dans les semaines et mois à venir.

Dans la salle « Léon Trotsky » s’est déroulé un atelier sur la crise de l’Union européenne introduit par Philippe de France. Le débat est revenu sur les principales crises que traverse l’Union européenne et les différentes solutions proposées par les classes capitalistes européennes, notamment après la victoire de l’euroscepticisme dans le référendum sur le « Brexit ». Les participants ont également réfléchis aux aspects programmatiques que l’extrême-gauche révolutionnaire et internationaliste doit poser dans le paysage politique européen afin de renforcer la lutte pour les Etats-Unis socialistes d’Europe. En même temps, dans la salle « Lénine », a eu lieu un atelier sur « La Turquie et la question kurde » réalisé par Baran Serhad de Munich.

Enfin, dans la salle « Rosa Luxemburg », des camarades allemands ont présenté un atelier sur « La crise des réfugiés et l’extrême-gauche ».
Après avoir mangé et s’être un peu reposé, la seconde partie de la journée du jeudi a débuté avec une nouvelle série d’ateliers sur « L’internationalisme de Marx à Trotsky », « L’économie mondiale et la crise capitaliste » et « Trotsky et la théorie de la révolution permanente ». La journée a été clôturée par un plénier sur l’internationalisme et la Quatrième Internationale, introduit par Juan Chingo de France et Stefan Schneider d’Allemagne.