Jeunesse

Vers toujours plus de violences policières ?

Bavure policière ou assassinat : Rémi Fraisse avait les mains en l’air quand il a été tué

Publié le 25 mars 2016

Dans la nuit du 24 au 25 octobre, Rémi Fraisse, jeune botaniste et militant écologiste était tué sur la ZAD de Sivens par un tir de grenade offensive. Il y a quelques jours, le gendarme a été placé sous le statut de "témoin assisté" après audience, et ne sera donc pas mis en examen. Selon des témoignages versés au dossier aujourd’hui, Rémi Fraisse aurait avancé vers les gendarmes en criant "Arrêtez ! Arrêtez !" et en ayant les mains en l’air, quand il a été touché par la grenade offensive. L’avocate du gendarme explique de toute façon que l’affaire se terminera probablement par un non-lieu.

En lisant ça, j’ai directement pensé directement au lycéen de Bergson dont la vidéo a tourné sur les réseaux sociaux, et à tous les autres qui n’ont pas été filmés d’ailleurs. Rien à voir quant à l’échelle de violences évidemment, on ne compare un mort et un coup de poing.
Mais c’est la même racine, la même base qui est derrière : le sentiment d’impunité des "forces de l’ordre", et ce d’autant plus avec l’état d’urgence, qui se renforce tous les jours. Leur armement aussi.

Dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri, la répression a déjà été forte aux manifestations du 17 et 24 notamment, et on peut penser qu’elle le sera moins ponctuellement le jeudi 31 si les manifestations sont massives. Mais au-delà de ça, nous ne pouvons pas laisser nos manifestations se faire réprimer sans rien faire. Nous devons construire de larges mouvements de solidarité, les plus massifs possibles, partout où la répression s’abat.

Nous ne devons pas nous laisser faire !

Rémi, on t’oublie pas !