Notre classe

‘Retrait de la Loi Travail !’ ‘Non à la fermeture !’

Belfort. Manif du 15 en soutien aux ‘Alsthommes’

Publié le 15 septembre 2016

C’est en rangs serrés que les ouvriers d’Alstom Transport Belfort, dont le site est menacé, sont descendus dans la rue de la ville au Lion, jeudi, avec un « Non à la fermeture ! » rajouté au dos de leur blouse de travail. Et derrière les quelque mille salariés du site qui ont débrayé, plusieurs centaines de Belfortains ont également manifesté pour dire leur solidarité et leur rejet de la Loi Travail.

Hervé Ménard

C’est en nombre que les salariés d’Alstom Transports ont débrayé, jeudi, à Belfort, contre la fermeture du site et le transfert d’une partie de l’activité à Reichshoffen, dans le Bas-Rhin. C’est eux qui étaient appelé à prendre la tête de la manif belfortaine contre la Loi Travail, jeudi matin. Regroupés devant la porte des Trois Chênes, ils sont partis à pied, derrière la banderole CGT-FO-CFT et CFE-CGC en direction du centre-ville en traversant le Parc d’Activité du Techn’hom.

Le cortège a grossi et, au final, ce sont plus de 2000 personnes qui ont fini par se retrouver en manif, jusque devant la Maison du Peuple. Les blouses de travail rouges et grises barrées, au dos, d’un « non à la fermeture ! », reprenant celui de la banderole de tête, étaient majoritaires. Après cette première manif, et alors que le gouvernement fait semblant de s’agiter contre la fermeture annoncée par Henri Poupart Lafarge, c’est l’approfondissement de la lutte qu’il faut construire.

Les « Alsthommes » ont montré encore aujourd’hui qu’ils ne veulent pas être traités comme des kleenex, et ils viennent de voir qu’ils peuvent compter sur un soutien important, dans le territoire et la ville de Belfort. Cette mobilisation, qui peut encore s’étendre, aurait les capacités d’imposer l’interdiction de la fermeture et zéro licenciement si elle prenait corps. C’est ce que craignent tout autant Hollande que Henri Poupart Lafarge. C’est pour cela aussi qu’il faut soutenir le combat des Belfortains, appelés à une opération ville morte le 24 septembre, et que ce combat se coordonne avec les luttes en cours, notamment celles contre l’application de la Loi Travail et contre la répression des militants syndicaux, à commencer par les camarades de Goodyear, en procès à Amiens à partir du 19 octobre. Par ailleurs, tous les salariés d’Alstom en France sont appelés à la grève le 27 septembre. L’occasion de faire converger les combats.