Monde

Massacres de civils en Syrie

Bombardements en Syrie. A Damas, une école bombardée par la Russie et le régime d’Assad.

Publié le 18 décembre 2015

Alors que le va-t’en guerre de Hollande et ses bombardements massifs de Raqqa risquent de tuer des femmes, des enfants, des vieillards, des non-combattants, ce dimanche, la Russie et le régime syrien, eux ont été pris en flagrant délit de massacre. Leurs bombardements sur la ville de Damas tenue par l’opposition syrienne ont visés une école tuant 45 civils, dont au moins 10 enfants et 4 femmes.

Damien Bernard

Alors que les images sanglantes de ces bombardements ne sont que très rarement diffusées dans les médias dominants, un photographe de l’AFP était présent pour certifier de ce nouveau massacre de civils perpétré par les bombardements russes de Poutine et le régime de Damas sur l’opposition syrienne.

L’observatoire syrien des droits de l’homme explique que les bombes ont été tirées par les forces du régime sur les villes de Douma, Harasta, Saqba et Arbin sur l’opposition au régime de Damas dans la région de l’Est de Ghouta. Rami Abdel Rahman, le président de l’observatoire explique que les bombardements provenaient soit d’avions russes ou appartenant au régime de Bachar El Assad, mais qu’ils n’ont pu être clairement identifiés.

L’une des bombes lancées sur Douma est tombée près d’une école et a tué son directeur, a expliqué Abdel Rahman. Des civils ont tenté de secourir des enfants pris dans les décombres, couverts de la poussière des bâtiments détruits. Les rues étaient jonchées de débris et éclats de verre, selon un photographe de l’AFP présent sur la scène du crime.

La Russie bombarde la Syrie depuis septembre. Avec les attentats de Paris, et surtout avec l’entrée des nouveaux belligérants la Russie intensifie ses frappes « nom de la lutte contre le terrorisme ». Sous couvert de lutte contre Daech, il vise en réalité l’opposition syrienne, venant au secours du régime syrien, et cherchant à tout prix à maintenir ses propres intérêt dans la région.

Alors que les principales forces impérialistes intensifient tout azimut leurs interventions et leurs bombardements, les organisations du mouvement ouvrier en Russie et des autres pays impérialistes, dont l’extrême gauche, doivent se poser la question d’impulser un mouvement de masse contre cette logique guerrière, à l’image de Londres et des mobilisations « Don’t bomb Syria ».