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Notre classe

Contre les ordonnances Macron

Bordeaux. Première manifestation du Front social

Malgré une journée caniculaire, entre 700 et 800 personnes se sont réunies sur la place de la Victoire ce 19 juin afin de participer à une manifestation dénonçant les futures attaques du gouvernement envers les classes populaires, les travailleurs et la jeunesse.

Ce lundi à 18h30, environ 800 personnes se sont rassemblées sur la place de la Victoire de Bordeaux sous l’impulsion du « Front social », contre les multiples ordonnances annoncées pour cet été, attaquant les droits des travailleurs au travers de la destruction du Code du travail, mais aussi des étudiants.

Vers 19 heures, le cortège est parti en direction du Grand théâtre passant par le Cours d’Albret, la place Gambetta et le cours de l’intendance, guidé par un camion donnant l’ambiance avec de la musique engagée. La manifestation s’est déroulée sans incident, malgré la présence – discrète – des forces de répression : Macron n’a pas intérêt à sortir les crocs tout de suite. En effet, son gouvernement a une légitimité très faible au regard du taux d’abstention (26 % aux présidentielles et 57 % pour les législatives) et n’hésitera pas, au moment où la lutte se massifiera, à faire usage de l’appareil répressif pour faire passer ses plans.

Plusieurs syndicats et organisations étaient présents, en désaccord parfois avec leurs directions qui ont aujourd’hui le mot d’ordre de « négociation » et non plus d’« opposition ». On retrouvait donc AC Gironde, CNT, Sud Santé, Sud PTT, CGT caisse des dépôts, CGT inspection du travail, Solidaire étudiant-es et le NPA avec notamment la présence de Philippe Poutou, dont le syndicat la CGT Ford Blanquefort soutient également officiellement le Front social 33. Tous étaient rassemblés pour se battre contre les très lourdes offensives néo-libérales à venir. Ce qui montre de plus, si le Front social garde le cap de la lutte, la possibilité d’un dépassement par la gauche des directions bureaucratiques de certains syndicats, dévoilant leur vrai visage et leurs promesses illusoires. Comme lors de la mobilisation du printemps dernier contre la loi Travail, lorsque ces mêmes directions ont laissé passer l’occasion, malgré la détermination de la base, d’appeler à la grève générale qui aurait pu contrer les plans du gouvernement. Devant ce fait, le Front social doit permettre aux travailleurs de s’organiser pour mener la lutte par leur propre force. D’où l’importance d’appeler à des assemblées générales dans les lieux de travail pour voter des délégués combatifs, discuter et voter démocratiquement un plan de lutte et massifier le Front social.

La mobilisation de ce 19 juin donne une note d’espoir, un rassemblement assez peu conséquent certes, mais malgré tout plus large que les manifestations ayant eu lieu entre les deux tours des présidentielles. D’autant plus que la période estivale est connue pour être une période de creux en termes de luttes sociales, notamment parce que les étudiants sont en vacances.

Le très jeune Front social montre déjà la nécessité de s’organiser pour préparer la lutte contre les attaques à venir, pour une coordination des forces et un rassemblement des organisations autour de revendications communes.




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