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Société

Extrême-droite

Bordeaux. Quand la police protège les groupuscules néonazis

Une association regroupant des "patriotes bordelais" appelée "Le Menhir" a installé un local au 33 rue Brulatour (proche de barrière de Bègles) depuis Novembre 2016 environ. Des réunions aux idéologies plus que douteuses y sont organisées, comme le démontre la formation qui a eu lieu le 19 mai 2017 dont le sujet portait sur "La notion de race : comment la défendre." Le 28 Juin dernier, plusieurs associations se sont rassemblées pour mener une action et dénoncer publiquement l'existence de ce lieu de réunion où des fascistes, néo-nazis, nationalistes en tous genres et xénophobes se retrouvent périodiquement. Rassemblement particulièrement réprimé par les forces de police.

Photo E. A.-C.

Mercredi 28 Juin à 19h a eu lieu un rassemblement Place des Terres Neuves (Bordeaux) réunissant plusieurs collectifs antifascistes (notamment Le collectif Pavé Brûlant), jeunes et moins jeunes du quartier, femmes et hommes venant contester que de tels endroits puissent exister. Ainsi, entre 200 et 300 personnes se sont réunies sur la Place de Terres Neuves afin de manifester contre cette association raciste, sexiste ethomophobe, qui a installé son local dans le quartier populaire de Carles Vernet. L’information a circulé sur les réseaux sociaux, dans le milieu militant bordelais et par une campagne d’affichage menée par les collectif antifas.

Les manifestants sont arrivés sur place par plusieurs vagues. Après une courte prise de parole pour faire état des raisons de ce rassemblement et dénoncer la tenue des réunions qui incitent à la haine et la violence raciale, le cortège s’est dirigé, sous l’œil perfide des policiers, en direction de la cité Brulatour à proximité du Menhir. Le cortège avançait calmement et sans violence cependant les CRS, qui bloquaient -protégeaient- l’accès à la rue où les résidus fascisants ont installé leur local ont chargé le rassemblement quand le cortège s’apprêtait à faire demi-tour en gazant, matraquant et visant au flashball à hauteur du visage nombre de manifestants.

De nombreux actes de violences policières ont été constatés comme l’agression d’une manifestante enceinte gravement bousculée, uniquement protégée par d’autres manifestants qui reçurent des coups de matraques en échange. De plus, des propos sexistes, misogynes et paternalistes lui ont été proférés par « les forces de l’ordre », qui une fois de plus par leurs actes, leur propos et leur fonction dans le système, témoignent qu’ils ne sont pas du côté populaire.

« Contrairement à l’objectif des policiers de casser la mobilisation et d’empêcher toute rencontre avec la population, ces violences auront finalement permis de renforcer les solidarités et de créer de nouveaux liens : d’autres habitant.e.s subissant les violences policières sont ainsi venu.e.s grossir les rangs... » (Collectif Pavé Brûlant)

Ce qui d’un autre côté démontre bien une préoccupation face à la montée des idées d’extrême-droite, un combat qui ne pourra trouver un écho qu’en s’alliant avec toutes celles et ceux qui, exploités, cherchent à renverser ce système. En effet, le combat contre le fascisme se doit avant tout d’être un combat contre le capitalisme. Rappelons que le fascisme est le régime utilisé en dernier recours par ce système lorsque patrons et bourgeois se sentent menacés, dans des cas exceptionnels de crise très profonde.

De même, les groupuscules fascistes bordelais entretiennent tous, de près ou de loin des liens avec la bourgeoisie réactionnaire bordelaise. Sous couvert d’être soi-disant « antisystème » ils n’en sont ni plus ni moins que les chiens de garde. S’en débarrasser c’est donc réussir à nous organiser autour d’un outil politique et d’un programme au service de tous ceux que ce système opprime, capables de préparer leurs victoires et de leur permettre de le renverser. Il faut couper la tête principale de l’Hydre pour la détruire définitivement.C’est pourquoi un parti de travailleurs, anticapitalistes, antifascistes, révolutionnaires, se montre aujourd’hui plus que nécessaire pour mettre à mal ces chiens de garde et, au passage, leurs maîtres.




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