^

Notre classe

Contre la répression !

Bordeaux : Rassemblement contre le licenciement de Laurent, cheminot de Bayonne

Environ 600 personnes se sont rassemblées devant la direction régionale de la SNCF afin de dénoncer le licenciement de Laurent, cheminot à Bayonne. Ce licenciement est injustifiable, il s'agit seulement pour la SNCF de réprimer et de se débarrasser des éléments syndicaux les plus combatifs.

600 personnes étaient présentes devant la salle Prélude, direction régionale de la SNCF, pour protester contre le licenciement de Laurent.

Des militants et cheminots CGT et Sud Rail de la région étaient présents, venant notamment de Bordeaux, Périgueux, Hendaye, Pau, Dax et un large détachement de cheminots de Bayonne, ville dans laquelle près de 90% des contrôleurs SNCF et 70% des conducteurs de train étaient en grève aujourd’hui pour soutenir Laurent. Des cheminots de l’intergare avaient également fait le déplacement depuis Paris pour soutenir leur collègue.

Des organisations politiques comme le PCF, la France Insoumise et le NPA étaient présentes en soutien.

Un peu plus d’un mois après le premier rendez-vous posé à Laurent par la direction, qui avait déjà donné lieu à un rassemblement d’environ 400 personnes devant la direction régionale, la sentence reste la même : La radiation. Pour autant, un vote a été organisé pour acter cette décision et s’est soldé par une égalité (3 votes pour la radiation, 3 votes contre). Dans ce cas de figure, c’est le directeur régional qui détient le dernier mot. Bien entendu, le directeur ne s’opposera pas au licenciement de Laurent.

Pour rappeler le motif du licenciement, Laurent est accusé d’avoir ceinturé la directrice d’établissement sur un quai de gare pendant les mobilisations du printemps dernier. Motif qui n’est absolument pas vérifié puisque plusieurs policiers, agents des Renseignements Généraux et un huissier étaient présents lors des faits mais ne font aucunement mention d’un tel acte dans leur rapport. D’autant plus que la victime présumée n’a déclaré un accident de travail que 14 jours après les dits faits, alors que le délai légal à la déclaration d’un accident de travail n’est que de 48h. Autrement dit, il n’y a aucune preuve contre Laurent et donc pas de motif de licenciement.

Ce licenciement est un symptôme et un exemple de la répression qui s’abat contre les militants syndicaux combatifs, et plus largement contre tous ceux qui ont relevé la tête face au gouvernement et à la direction de la SNCF lors du printemps dernier. La volonté du gouvernement est claire : détruire toute résistance pouvant se dresser contre ses réformes et ses nombreuses attaques.

Il est indispensable de faire preuve de solidarité et d’une grande combativité face à la répression acharnée que subissent les cheminots, qui se sont battus au printemps dernier, mais aussi les travailleurs d’autres secteurs : le soutien aux ouvriers subissant la répression syndicale doit être inconditionnel.




Mots-clés

Cheminot-e-s   /    Répression   /    Notre classe