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Brésil. Plus de 50 lycées occupés dans le pays : la jeunesse montre la voie !

Publié le 10 octobre 2016

Tout au long de la semaine du 3 octobre, des lycéen-ne-s de divers Etats ont commencé une nouvelle vague d’occupation de leurs établissements, contre les attaques de l’éducation du gouvernement Temer, principalement à Parana qui concentre 44 des 50 occupations.

Esquerda Diario

Depuis juin 2013, la jeunesse montre qu’elle ne laissera pas une seule attaque contre ses droits passer sans lutter. Il y a presque un an, les lycéen-ne-s de Sao Paulo ont montré l’exemple en occupant plus de 200 lycées contre la réorganisation scolaire proposée par Geraldo Alckim (PSDB - droite), actuel gouverneur de l’Etat. Des occupations qui ont ensuite surgit dans divers Etats.

Au début de cette année, une nouvelle vague d’occupations a surgit à Sao Paulo contre le scandale de la mafia das merendas - affaire de détournement de fonds destinés aux cantines scolaires impliquant des membres du PSDB -, et à Rio de Janeiro contre les conditions médiocres de l’éducation, tant sur un plan structurel que sur les conditions de travail.

Encore une fois, l’enseignement secondaire lutte contre la mesure qui met en place une attaque majeure dans l’éducation publique. Cela a commencé dans l’Etat de Parana, où plus de 40 écoles sont occupées, ce qui s’est répandu dans tout le Brésil - on en compte déjà dans six autres Etats.

Encore une fois la jeunesse montre la voie

Pour renverser la réforme de l’enseignement secondaire, qui affectera non seulement l’éducation mais aussi la santé,ainsi que toutes les attaques annoncées contre l’éducation, la lutte doit être radicale. Et la jeunesse montre sa détermination. Les lycéen-ne-s tout comme les étudiant-e-s manifestent leur refus du démantèlement de l’éducation.

À l’Université Fédérale de Minas Gerais (UFMG), une des plus grandes et plus importantes universités fédérales du pays, les coupes budgétaires initiées par le précédent gouvernement commencent à laisser des traces significatives, dont la baisse des bourses, le licenciement des contractuels, ainsi que des attaques au logement étudiant. Les étudiant-e-s s’organisent alors depuis leurs amphithéâtres, paralysant le rythme scolaire traditionnel, en substituant les cours à des assemblées, pour comprendre collectivement la profondeur des mesures prises par le PSDB, comment elles affectent l’éducation et le futur de la jeunesse, mais aussi pour organiser une résistance, comme c’est le cas au Conseil Académique de Biologie de l’UFMG.

Le combat des lycéen-ne-s et étudiant-e-s de l’UFMG et du pays doivent être l’étincelle qui fera exploser la jeunesse. En suivant l’exemple de ces étudiant-e-s, il est nécessaire que les organisations étudiantes sortent d’une lutte d’appareil et participent aux assemblées auto-organisées pour résister aux attaques, à commencer par les grandes organisations étudiantes nationales, l’UNE et l’UBES. Il est urgent que leurs directions rompent avec leurs subordination au PT - pris dans des alliances avec la droite et n’ayant pas lutté sérieusement contre le coup d’Etat - et fassent confiance en l’auto-organisation des étudiant-e-s pour construire un réel rapport de force, dans la rue, les lycées et universités, qui sera à même de bloquer le pays et de faire tomber ce gouvernement putschiste.

Trad. Arapo