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Élections brésiliennes

Brésil. Un manifestant pro-PT assassiné par balle lors d’un rassemblement en soutien à Haddad

Alors que les agressions menées par des électeurs de Bolsonaro se multiplient ces derniers jours au Brésil, c’est une personne de plus qui a été assassinée à la veille du second tour des élections présidentielles, ce samedi 27 octobre à Pacajus, dans l’Etat du Céara. Le jeune homme accompagnait la manifestation de soutien au candidat du Parti des Travailleurs (PT), Fernando Haddad, quand il a soudainement été blessé par plusieurs coups de feu.

Crédits Photo : Manifestation anti-Bolsonaro à Rio de Janeiro / Ricardo Moraes

Alors que le rassemblement se déroulait dans une ambiance pacifique et décontractée, le jeune manifestant de 23 ans, Charlione Lessa Alburqueque, qui se trouvait dans le camion de la sono, a été gravement blessé par balle par un homme qui est arrivé en voiture et a tiré en direction des manifestants avant de s’enfuir. La victime a été transportée à l’hôpital mais a succombé à ses blessures. Selon les témoins, le responsable aurait crié fièrement le nom de Bolsonaro, le candidat d’extrême-droite à la présidentielle, après avoir tiré.
Si toute la lumière n’a pas encore été faite sur cet évènement tout mène à croire qu’il s’agit d’un crime de motivation politique. Charlionne était le fils de Maria Regina Lessa, une militante du Parti des Travailleurs, du MST (Mouvement des Sans Terre) et secrétaire du syndicat CUT. Elle se trouvait à ses côtés au moment où il a été blessé. Si l’on ne sait pas s’il a été personnellement visé, la situation est claire quant aux intentions et à la cible des partisans de Bolsonaro qui ont pour but de faire taire tous leurs opposants.

L’équipe de Révolution Permanente répudie cet assassinat. Face à ce candidat ultra-réactionnaire et à la vague de violence déclenchée contre les travailleurs, les femmes, les personnes LGBTs et tous ceux qui s’opposent à la politique du candidat, il est nécessaire de mettre en place des comités de défense contre Bolsonaro, contre l’extrême droite et ses réformes, qui puissent être des pôles de résistance et de combat. Seule l’organisation de la classe ouvrière et des secteurs les plus opprimés peuvent véritablement affronter l’extrême-droite, s’attaquer aux réformes du travail et aux lois sur la sous-traitance, se positionner contre le paiement de la dette publique et ce, indépendamment du programme de conciliation de classe du PT, qui a préparé le terrain pour la montée de l’extrême-droite. Indépendamment des résultats des élections, l’organisation reste la clé pour un tournant à gauche de la situation.




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