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Politique

Fillonneries

Bruno Retailleau soupçonné de détournement d’argent du Sénat

Nouvelle affaire dans le camp Fillon suite à des révélations de Médiapart autour de détournement d'argent public par plusieurs sénateurs UMP entre 2003 et 2014, dont Bruno Retailleau.

Bruno Retaillau, président du groupe Les Républicains au Sénat et président du conseil régional des Pays de Loire, est le coordinateur de la campagne de François Fillon. Il est actuellement soupçonné d’avoir détourné de l’argent du Sénat, suite à de nouvelles révélations de Médiapart, samedi dernier.

Le FillonGate ne s’arrête plus, il se généralise à d’autres cadres du parti Les Républicains, alors que François Fillonesten pleineaffaire de détournement d’argent public, pour laquelle il a été mis en examen. Mais le candidat à la présidentielle n’est pas le seul dans son camp à faire des filloneries. Un système d’emplois fictifs bien développé au Sénat vient d’être révélé au grand jour par des journalistes de Médiapart. Le Groupe UMP avait mis en place un dispositif rétrocédant aux sénateurs, dont Bruno Retailleau, des sommes dues et allouées à leurs assistants parlementaires. Le montant total s’élève à 5 millions d’euros d’argent public détourné en 10 ans par et pour les sénateurs.

L’astuce est simple, une enveloppe est mise à disposition des sénateurs pour embaucher des assistants parlementaires - pouvant atteindre un nombre de cinq par sénateur. Si cet argent n’est pas intégralement utilisé, ils ont le choix de le remettre au groupe politique auquel ils appartiennent ou alors l’argent est rendu au sénat. Seulement plus d’une dizaines de sénateur préfèrent remettre l’argent au parti et récupèrent par la suite plus d’un tiers de ces versements. Cela permet ainsi à certains d’entre eux de bénéficier d’une paye supplémentaire s’élevant à quelques milliers d’euros par mois pour financer un train de vie indécent.

Cette affaire dévoilée dernièrement révèle donc que le groupe UMP avait mis en marche une comptabilité secondaire à celle légale et obligatoire pour référencer les remboursements sans être suspecté. Au total plus de 40 sénateurs en auraient profité. De plus il est interdit par la loi de pouvoir bénéficier, en tant que parlementaire, de deux rémunérations publiques. Après plusieurs investigations, cinq sénateurs ont été mis en examen par la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA).

Une autre affaire avait fait couler beaucoup d’encre : tous les sénateurs UMP ont bénéficié durant une douzaine d’années d’une prime pour Noël s’élevant à 8000 euros. Depuis Le sénateur Retailleau les a supprimées pour faire face aux critiques.

Ces magouilles révèlent l’éloignement total de ces parlementaires de notre réalité, eux qui touchent des millions alors que nous peinons à joindre les deux bouts ; il s’agit d’une véritable insulte faite aux travailleurs. Il est grand temps de se battre contre ce système de corruption généralisé !




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