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Notre classe

Répression à la SNCF après la Bataille du Rail

C’est confirmé : la SNCF demande la radiation de Laurent, cheminot à Bayonne

Laurent Douthe, cheminot à Bayonne et militant à la CGT Cheminots, vient de l’apprendre : la direction confirme qu’elle demande sa radiation des cadres, autrement dit le licenciement. Ce scandaleux conseil de discipline est prévu le 17 octobre à Bordeaux et les collègues de Laurent ont d’ores et déjà prévu d’être présents à ses côtés. Parce que ce dossier, monté de toutes pièces, est un réel acharnement. L’objectif est clairement d’en faire un exemple, au moment même où la direction s’apprête à appliquer la réforme ferroviaire avec de multiples réorganisations, un véritable plan social déguisé à la SNCF.

Licencier du cheminot dans une région pilote dans l’application du pacte ferroviaire

La région Nouvelle Aquitaine est une des régions pilotes dans l’application concrète de la réforme ferroviaire et en particulier de l’ouverture à la concurrence. Au sein de cette région, les cheminots basques ont été à la pointe de la mobilisation pendant les trois mois de la Bataille du Rail et c’est bien pour ça qu’aujourd’hui, cette direction revancharde et jusqu’au-boutiste cherche à en faire un exemple et à licencier Laurent pour tenter d’atteindre la combativité et l’envie de se battre de l’ensemble des cheminots.

Après les cas de Yannick à Rennes, Jeff à Nîmes, Christelle à Lyon, Nicolas à Lille et tant d’autres, le cas de Laurent se rajoute à cette liste qui est déjà trop longue. Le cas de Laurent n’est donc pas un cas isolé et fait partie d’une politique consciente de la direction visant à réprimer les grévistes du printemps.

Cette répression se déroule dans le contexte d’une offensive de la direction avec l’annonce de plusieurs réorganisations au sein de l’entreprise, dont la suppression de nombreux guichets et boutiques un peu partout en France et l’annonce de trains sans contrôleurs dans plusieurs régions, dont Nouvelle Aquitaine. Face à cette casse du service public, qui aura des conséquences aussi bien pour les cheminots que pour les usagers, les déclarations de Guillaume Pepy vendredi dernier sur la radio RMC sont une véritable provocation. Celui-ci a en effet affirmé que la solution face aux fermetures de guichets et de gares était de composer le 3635… C’est donc bien parce qu’ils restent attachés au service public et à la défense de leurs conditions de travail que les cheminots de la région sont mobilisés non seulement pour l’abandon de toutes les sanctions à l’encontre des cheminots grévistes, mais également pour l’ensemble des revendications en défense du service public, que ce soit l’augmentation des salaires, la ré-internalisation de la charge de travail, le maintien et le développement des petites lignes, la relance du Fret SNCF et contre sa filialisation, etc.

Les collègues de Laurent, solidaires et déterminés à le défendre !

Selon de nombreux collègues présents sur le lieu le jour de l’action en gare de Saint Jean de Luz, les faits reprochés à Laurent, avoir ceinturé la Directrice d’Etablissement sur plusieurs mètres, sont totalement faux. D’après ce qu’affirment les collègues qui préparent la défense de Laurent ; le dossier est vide et aucune preuve solide n’a été apportée par la direction.

Face à cette cabale, les collègues de Laurent sont et resteront mobilisés pour défendre leur camarade. Une pétition a été lancée, elle refuse non seulement le licenciement de Laurent mais également toute rétrogradation ou mutation disciplinaire, qui sont bien trop souvent des armes de la direction pour réprimer et isoler les cheminots combatifs.

Comme lors de l’entretien préalable à sanction le 4 septembre dernier, un rassemblement est d’ores et déjà prévu pour le 17 octobre à 14h à Bordeaux, avec un appel à la grève et mobilisation dans l’ensemble de la région, pour accompagner et soutenir Laurent lors du conseil de discipline et pour faire savoir à la direction qu’on ne lâchera rien jusqu’à faire reculer la direction et avoir la garantie que Laurent ne sera pas licencié.




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