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Politique

Bras de fer

Cambadélis exclura les soutiens de Macron du PS

Après la défection de nombreux membres du parti socialiste qui rejoint Emmanuel Macron, le premier secrétaire du parti socialiste a annoncé vouloir durcir les règles envers ceux qui sont désormais des traitres au parti.

Jean Yves Le Drian, Gérard Collomb ou encore Christophe Carresche vivent peut-être leurs derniers jours au parti socialiste. En effet, les dernières semaines ont vu la campagne de Benoît Hamon s’effondrer, notamment dans les sondages, mais aussi dans les soutiens. Un cap a même été franchi : celui du soutien de ministres, dont le ministre de la Défense, à son principal adversaire : Emmanuel Macron.

Ces soutiens qui affaiblissent considérablement Benoit Hamon, et au-delà, son parti, sont devenus tellement problématiques, notamment en vue des législatives, qu’un conseil national du parti a été convoqué hier soir, à l’issue duquel les éléphants ont décidé de durcir drastiquement les sanctions pour les soutiens à Emmanuel Macron.

Et les sanctions sont dures : exclusion du bureau national de tous ceux qui ont soutenu les candidats d’En Marche ! Interdiction de la double appartenance et conditionnement de l’investiture pour les législatives à une promesse de fidélité. Pas d’investiture pour les soutiens officiels à En Marche ! et exclusion de ceux-ci s’ils se présentent face à un candidat PS. Finalement, pour tous ceux qui ont appelé à voter pour l’ex ministre du gouvernement d’Hollande, il est décidé que la Commission Nationale des Conflits du PS sera saisie. La saisine de cette commission est exceptionnelle, de surcroit pendant une campagne présidentielle, ce qui souligne l’importance de la crise interne.

Alors que le PS était jusque-là très laxiste vis à vis de ses membres qui pouvaient soutenir Emmanuel Macron, cette déclaration constitue un durcissement des sanctions. Cette opération semble être une opération de défense du parti pour tenter, à défaut d’arriver au second tour, de sauver les meubles pour des législatives qui s’annoncent très difficiles pour le PS. L’enjeu est maintenant de conserver le plus de législatures possibles, et d’éviter un scénario à la juin 1968, élection législative durant laquelle la SFIO et le PCF avait perdu 102 députés , avant que Gaston Defferre n’obtienne que 5% un an plus tard aux présidentielles.




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