Société

Merci la police !

Cancer en vue pour les gardé-e-s à vue ?

Publié le 27 avril 2016

L’expérience est rarement agréable. Et surtout rarement salutaire. Celles et ceux qui ont passé 24 voire 48 heures dans une cellule à la suite d’une interpellation en gardent souvent un mauvais souvenir et ils sont nombreux, dernièrement, dans les rangs des manifestants contre la loi travail. A la gamelle abjecte, aux odeurs de chiotte, aux réflexions des flics, voire les mauvais traitements, il faut maintenant rajouter un autre élément : l’encre utilisée pour prendre les empreintes est cancérigène…

Corinne Rozenn

Les gants en latex, utilisés par l’officier de police judiciaire lorsqu’il passe sur la main du gardé-à-vue le rouleau qu’il a préalablement trempé dans l’encre pour prendre les empreintes, ne doivent rien au hasard. La question n’est pas que l’OPJ veut éviter de garder des traces d’encre sous les ongles pendant toute la journée.

Comme en informe Le Canard Enchaîné dans son édition du 27 avril, l’Ezid300, sympathique tampon encreur utilisé dans un certain nombre de commissariats par la police technique et scientifique est tout simplement… cancérigène. C’est en tout cas ce qu’on peut lire sur la boite, assez clairement : « DANGER, dit la notice, en lettres majuscules. H350 peut provoquer le cancer ».

On espère qu’il s’agit d’une mise en garde relative à un usage prolongé du produit. Que tou-te-s celles et ceux qui avaient comme l’impression que leur dignité et leurs droits avaient été bafoués pendant leur garde-à-vue se rassurent : la police réserve toujours de bien bonnes surprises.