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Carrefour : Un risque de licenciements massifs suite à la mise en vente de 273 magasins

En février, Carrefour avait annoncé, après l'annonce de 2400 suppressions de postes, la mise en vente de 273 de ses magasins. Recherchant des repreneurs en vain, les magasins en question étant trop petits et « pas assez rentable » pour le patronat, cette décision va condamner au chômage et à la précarité près d'un milliers de travailleurs.

Crédit Photo : Jacques Demarthon / AFP

Parmi les magasins mis en vente par la direction de Carrefour, 223 magasins n’ont à ce jour toujours pas de repreneurs. Selon un rapport de la Directe (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), 2.100 emplois sont menacés par ces fermetures.

Ce sont tous les types de commerces qui sont touchés : Carrefour Contact, Contact Marché et City, sur l’ensemble des régions de France, mais surtout dans le Nord et l’Est de la France.

La suppression des 273 magasins met dés lors en jeu plus de 2 100 emplois, et les salariés dans les 50 magasins repris ne sont pas sûrs de garder leurs emplois.

Le groupe Carrefour a, de son coté, lancé le fameux plan « sauvegarde ». D’après ce plan, tous les salariés devraient être reclassés en interne grâce à trois offres d’emplois. Mais ceci n’est qu’effet d’annonce. Dans les faits, ce plan de « sauvegarde » ne garantira pas un emploi à la clef pour les 2100 salariés concernés par la suppression de ces 273 magasins.

En effet, comme l’a déclaré un délégué CGT sur Europe 1 : « À partir de juillet, les salariés de Carrefour proximité France vont entrer dans une période de reclassement interne. Carrefour va leur proposer des postes dans le groupe. Mais pour un même poste, plusieurs salariés devront candidater. Tous les salariés ne seront pas reclassés. On peut estimer qu’ils seront 1 000 et donc licenciés, fourchette basse ».

L’argument utilisé par le groupe Carrefour pour justifier la mise en vente de ces magasins est celui de la non rentabilité de ces derniers. Face à cela, un autre délégué de la CGT a déclaré qu’ « il y a des magasins qui ont peut-être 20 ou 30% de rentabilité, mais ça ne leur suffit pas, ils veulent des rentabilités encore plus importantes pour dégager du cash pour les actionnaires ».

La politique menée par le groupe Carrefour ne vise en effet qu’à faire toujours plus de profit, et ce sur le dos des salariés et au prix de leurs vies. Il est évident que la plan de « sauvetage » ne permettra pas à l’ensemble des salariés de garder leurs emplois et qu’à travers cette décision, la direction de Carrefour les condamne au chômage et à toujours plus de précarité.




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