^

Monde

Grosse mobilisation sur les lycées et dans les facs

Catalogne. Lycén-ne-s et étudiant-e-s en grève et dans la rue

Plus de 30.000 flics, gendarmes et gardes-civils sont déployés pour empêcher le référendum sur l’indépendance prévu le 1er octobre. De l’autre côté, des dizaines de milliers de jeunes sont mobilisés, depuis hier, sur les lycées et les universités, à Barcelone et partout en Catalogne. Et la semaine n’est pas finie.

Le gouvernement central de Madrid est décidé à empêcher par tous les moyens la consultation du 1er octobre sur l’indépendance de la Catalogne. Si des mobilisations massives se succèdent, dans les rues et sur les places de Catalogne, depuis plusieurs jours, mercredi a marqué l’entrée dans la danse des lycéens, dans le sillage de l’occupation du bâtiment central de l’Université de Barcelone, depuis vendredi.

La garde civile et la police autonome catalane a reçu l’ordre de prendre le contrôle, dès vendredi soir, à la sortie des cours, des écoles, collèges et lycées qui devraient servir de centre de votation. Face à cette énième provocation, les jeunes ont décidé de manifester. Dès mercredi, des mobilisations lycéennes ont été organisées dans toute la Catalogne. Jeudi, c’est une nouvelle étape qui commence avec plusieurs barrages routiers, notamment sur l’autoroute 7 en direction en direction de Tarragone, créant plus de 10km de bouchons.

Aujourd’hui, les lycéens seront rejoints dans la mobilisation par les étudiants, avec une grande manifestation qui partira, à midi, dans la capitale, depuis la Place de l’Université en direction de la gare de Sants. Le tribunal suprême madrilène, toujours dans la provocation, a fait savoir que les parents d’élèves étaient responsables des lycéens mineurs qui manifestareint aujourd’hui, en cas de débordement. Une menace à peine voilée.

Les travailleurs de l’éducation et les acteurs de la communauté éducative, personnels et parents d’élève, réunis au sein de l’Asamblea Groga, ont appelé à une AG, devant le bâtiment central de l’Université de Barcelone, ce soir, à partir de 18h30. Plusieurs prises de paroles sont prévues, avec une directrice d’école, une animatrice dans le primaire, une enseignante de lycée, une mère d’élève et d’un enseignant universitaire.

Dans tous les débats qui ont parcouru les AG et qui vont à nouveau être portés, aujourd’hui et demain, vendredi, se pose la question de la stratégie à mener face à l’insuffisance de la politique de désobéissance prônée par l’exécutif catalan, qui a même longtemps véhiculé que les Mossos d’esquadra ne répondraient pas aux ordres de la garde civile. Face à l’intransigeance franquiste de Madrid, la question de l’élargissement de la mobilisation et sa radicalisation est posée.

Mais c’est également la problématique de l’austérité et des coupes budgétaires dans l’éducation, défendues par le gouvernement autonome catalan qui est posée en AG. C’est ce qui a été porté par l’extrême gauche étudiante, mardi, au cours de l’AG de l’Université de Barcelone-Rabal. La question du droit à l’autodétermination, dès lors qu’elle est portée par le mouvement populaire, le monde du travail et la jeunesse, ne peut que poser, de concert, toute une série de questions sociales, y compris contre le gouvernement du centre-droit catalaniste sur lequel la pression n’est pas prête de retomber.

[Crédit photo : Europapress. La manifestation de Barcelone du jeudi 28/09 qui se met en place, peu après midi]




Mots-clés

mouvement étudiant   /    Catalogne   /    Lycées   /    Etat Espagnol   /    Répression   /    Monde