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Jeunesse

Menace d'expulsion

Communiqué de l’occupation de l’Arrrche – campus du Mirail

Nous relayons ci-dessous le communiqué des ocupant.e.s du bâtiment de l'Arche à l'université du Mirail à Toulouse, actuellement menacé.e.s d'expulsion.

Source : Arrrche

Nous occupons le 3e étage de l’Arche, bâtiment à l’entrée de la faculté du Mirail, depuis le 8 février 2018 dans le cadre du mouvement étudiant présent sur la fac. Nous protestons contre la fusion des universités toulousaines, contre les lois sur la sélection à la fac et contre la politique générale du gouvernement Macron.

Depuis le début de l’occupation, cet étage s’est transformé en un véritable lieu de vie, des gens y dorment y mangent y vivent, des soirées ont été organisées (dont une en soutien à Bure), des ateliers militants ou non s’y sont tenus ainsi que des cours. Nous avions évoqué la possibilité d’accueillir des exilé.e.s mais la précipitation de la procédure judiciaire ne nous a pas permis de mettre en place des conditions d’accueil propices et sans danger.

Quelques temps avant les vacances, nous avons reçu une première lettre du tribunal administratif nous convoquant pour juger du statut illégal de l’occupation. La semaine dernière, le procès – auquel nous ne nous sommes pas rendu.e.s – s’est tenu et le/a juge devait statuer entre vendredi 2 mars et lundi 5 mars. Une fois notre occupation déclarée comme expulsable, nous auront un délai de 24 à 48H avant de l’être effectivement. Nous sommes dans l’incertitude du moment de notre expulsion mais savons qu’elle est néanmoins imminente.

Nous appelons à un soutien très rapide que ce soit physiquement – urgent –, ou symboliquement/moralement s’il ne vous est pas possible de venir (soutien de loin, partage de l’info etc.). Si nous restons dans la semaine qui vient, des ateliers seront organisés et probablement un week-end bien rempli. En cas d’expulsion, nous appelons à un rassemblement en vu de discussion/récupération d’affaires/réorganisation/défense judiciaire le lendemain à 17h au métro Reynerie.




Mots-clés

Répression   /    Jeunesse