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Jeunesse

Suite à la violente évacuation policière de Tolbiac

Communiqué de la Coordination Nationale Etudiante : justice et vérité pour les blessés de Tolbiac

Nous relayons ci-dessous le communiqué de la Coordination Nationale Étudiante (CNE), réunie le week end des 21 et 22 avril à l’université Paris 8, à propos de la brutale répression abattue par le gouvernement sur les occupants de Tolbiac. Elle interpelle les organisations syndicales et politiques pour qu’elles luttent en conséquence afin d’obtenir justice et vérité pour les blessés de l’évacuation de Tolbiac.

Crédit photo : Facebook page Assemblée générale - Rennes 2

Communiqué de la CNE suite à l’expulsion de Tolbiac

La fac de Tolbiac a été expulsée violemment hier, le 20 avril 2018, à partir de 5h00 du matin. Les journalistes, notamment BFM, se sont rués dans l’université afin de montrer les dégradations au sein de l’établissement et se gargariser du coût de ces dernières, relayant uniquement les informations de la préfecture. Les journalistes sur place ont passé sous silence les blessures graves commises par les policiers. Aujourd’hui un camarade est hospitalisé dans un état grave suite à cette évacuation et au moins trois autres ont été gravement blessés. Un communiqué de sud santé confirme ces informations.

Pourtant, la présidence de l’Université et la préfecture prétendent que l’évacuation s’est passée dans le calme et sans aucun blessé. Nous constatons à ce jour la dissimulation d’informations d’intérêt public.

Nous réclamons que toutes les organisations politiques et syndicales se mettent au cœur de la bataille pour obtenir la justice et la vérité pour les blessés de Tolbiac. Elles doivent mettre tous les moyens dont elles disposent pour battre en brèche les mensonges de la préfecture, notamment en se portant partie civile pour l’ouverture d’une enquête.

Il est clair que l’intensité de la répression policière face aux mouvements sociaux des derniers mois a franchi un cap. Nous pensons à toutes les personnes qui se battent à la ZAD, aux personnes en lutte dans les universités de Bordeaux, Montpellier, Lille, Strasbourg, Dijon, Nanterre et tant d’autres, les personnes exilées à Calais, Paris et dans tant d’autres villes, dans les banlieues comme à Toulouse, où les
arrestations pleuvent chaque jour, s’ajoute la répression quotidienne et systématique. Face à cela notre réaction locale et nationale doit impérativement être immédiate et déterminée.

Dans cette situation d’urgence, nous appelons à rejoindre tous les rassemblements et actions à Paris et partout en France. Nous ne nous laisserons pas faire, nous ne laisserons pas les forces de l’ordre agir impunément. Continuons à nous organiser.




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